lundi 17 février 2014

La Belle et la Bête 2014: Histoire de promesses non tenues.


Cliquez-moi!
B.A ici!

Tiens, une nouvelle adaptation cinématographique du célèbre conte de Mme de Villeneuve! Ce ne sera que la neuvième! Dont celle de Cocteau avec Jean Marais, quand même!
Courrons (au ralenti, robe vermeil au vent) donc voir ce qu'en a fait Christophe Gans!

Légers spoilers mais quand même! Vous voilà prévenus!
D'abord, une petite mise au point : La Belle et la Bête a bercé mon enfance dans toutes les versions que j'ai pu trouver. J'adore ce conte qui reste mon préféré, de loin.
Alors...on commence par l'intolérable!

Pétition pour que:
- Audrey Lamy ne joue plus jamais dans quoi que ce soit en dehors de « Scènes de ménages» et encore, sous la surveillance d'un gardien de prison chinois.
- Pour que les réalisateurs arrêtent de donner des monologues explicatifs à des personnages. C'est tellement gonflant d'entendre un acteur respecté tel que André Dussollier parler à son cheval, puis seul, puis décrire ce qu'il voit...Oui, merci ! On a remarqué nous aussi, car...bon quelque part...on est là!
- Pour que le cinéma français obtienne enfin un budget décent afin qu'on ne se moque pas pendant les 2/3 du film des fonds verts! Ou de la Bête, bon sang !
- Pour qu'ils cessent sur l'instant de rajouter des animaux kawaï qui ne servent strictement à rien dans l'espoir que le film soit "family-friendly" ou pire "girl-friendly"!
- Pour que Vincent Cassel ne tourne plus qu'avec des pointures du cinéma indé. Parce que, oui , je l'aime fort fort et c'est pour ça que je le laisse partir.


Ok, là c'est bon, on a couvert vite fait l’infamant, dirigeons-nous (en grande robe verte damassée) vers les étages de la médiocrité.

L’œuvre de Gans, à qui l'on doit le «Crying Freeman» et «Le Pacte des Loups» ou le beaucoup moins apprécié «Silent Hill», n'est pas une nullité intégrale mais rate son sujet. Comme pour une gymnaste en plein exercice de barres asymétriques, la chute tient uniquement à un ou deux doigts mal placés.

De quoi parle le conte dont cette version se dit la plus proche?  
En gros : D'orgueil, d'immaturité, de trahison, de punition, d'acceptation, de sacrifice et finalement d'amour. Le tout avec plus ou moins de bestialité selon votre version des choses.
De quoi se permettre pas mal de sentiments contrariés, de colère et pimenter un Disney pour n'importe quel scénariste.
Et bien, là, que nenni. C'est plat. C'est dans les clous et affreusement propre. De l'émotion, par pitié!
C'est peut être la pire déception de toutes...Comment un type qui a fait "Le pacte des loups"(trashy), peut-il faire un film tout bien comme il faut avec Vincent Cassel et Léa Seydoux? Qui, dîtes-moi qui, peut rater une alchimie de malade comme la leur? (A la première, il ont brulé le tapis rouge, parait-il!)

Elle qui, en temps normal, dégouline de sensualité, tendance inaccessible même en étant nue et offerte, et lui, qui foutrait le feu à un extincteur s'il prenait la peine de le fixer, sont bien barrés avec leur valse simpliste et leurs dialogues d'une relative banalité, qui en plus, ne collent pas forcément à leur personnage.
Et dire qu'avec ces deux là, on a droit à une bluette pré-adolescente. Excusez-moi mais je crie au scandale!

Quand on voit la promo puis le film, on se sent spolié sur
deux, trois petits trucs...

Non, le véritable problème se cache en amont de cette tentative mignonne de nous faire vibrer : il est dans la dualité de ton et l'absence de parti pris de la narration.
C'est gothique ou romantique? C'est violent ou délicat? C'est contemplatif ou dans l'action? C'est historique et ampoulé ou c'est une modernisation à ressort comique? C'est noir et torturé ou onirique et frais?
C'est la Belle, le centre de l'histoire, comme chez Disney ou la Bête, comme dans le conte original ?

Personne ne sait. Même pas Gans, même pas Léa qui passe de l'héroïne tragique à la provocatrice (ratée) en un repas.

Et ce n'est pas sa faute! Vraiment, son interprétation aurait été tellement plus agréable avec quelques sourires en plus et de vraies larmes. Mais non, elle court beaucoup et affiche un air confus majoritairement froid ou désincarné.
Je ne sais pas vous, mais moi, ce n'est pas une Belle inactive qui m'attire.

Attention, pic de sensualité délirante.
Comme il est impossible de croire dur comme fer à leur histoire d'amour (elle l'insulte juste avant de partir et revient comme si elle n'était faite que de certitudes passionnées), une grande partie de ce qu'elle fait c'est d'être...ben..belle...
Vraiment, son comportement n'est pas cohérent une minute.
Elle est tout sucre, douceur, amour filial et d'un coup, elle nous fait dans la revendication féministe avec «Tous les hommes, c'est tous les mêmes!».  
J'ai partagé la vexation de la Bête, vous imaginez?
Elle pousse d'ailleurs si loin sa revendication qu'elle en vient à... supplier dans un paroxysme de souffrance poétique. A genoux, dans la neige, la totale. Ouaip, une meuf, une vraie. Je lui aurais bien sûr pardonné cet égarement passager s'il ne s'agissait pas apparemment de son plus grand moment de bravoure.
Ce qui est encore plus dommage, c'est qu'il s'agit de l'une des meilleures scènes du film, artistiquement parlant.


Je continue à penser que Léa Seydoux est une bonne actrice coincée dans des corsets et des textes qui fleurent bon le minimum syndical.
Contrairement aux acteurs de seconds rôles qui eux, en plus d'avoir des textes pathétiques (vous devriez toutefois sourire une fois ou deux), sont nuls.

Plus proche du Furby que de la Bête!

Et puis, vous avez la Bête. Cette créature, parfois vraiment ridicule à cause d'effets spéciaux en mode discount, qui délivre quelques bonnes répliques avec une voix divine.


Pauvre Vincent Cassel, dès qu'il rentre en France, il doit pleurer à cause du niveau de notre cinéma fantastique et de l'ambition de petits réalisateurs mal inspirés de copier les States.
«Même pas de bons faussaires», qu'il doit se dire.

Bref...Cassel joue une bête assez convaincante mais plutôt pressée de voir le syndrome de Stockholm lui venir en aide. Comment tombe-t'il amoureux ? A quel moment ? Mystère...mais on peut dire qu'il la kiffe sa prisonnière! Genre «direct-cash»!
Encore une aberration scénaristique à digérer.
C'est qu'en veuf éploré, plutôt maudit et canoniquement «étouffé par son orgueil», il est finalement assez sympatoche!
Comme j'aurais voulu un monstre ! Comme je suis déçue !

Vous savez quoi ?

"Si tu pars, la nature se refermera sur toi!
-Z'allez me poursuivre en fait?
-Euh..yep...
-Ok... "
* part en courant*

Oubliez les effets spéciaux et le combat final dont tout le monde se fout, (y compris les acteurs qui réagissent à peine), donnez-moi Vincent en gros porc prétentieux, donnez moi Léa en vierge farouche, enfermez-les dans un  château en ruine et faîtes les succomber à leurs charmes respectifs en s'apprivoisant comme s'il s'agissait des deux derniers humains au monde. Là, vous auriez quelque chose de torride et grave, proche du conte noir et ce serait enfin magique!
Ajoutez que ce serait plus proche de la version initiale du conte (dont le parti pris est clairement de vous dire que vous devez embrasser la bête pour y trouver le prince).

Il reste de bon points : Si vous ne prêtez pas trop attention aux fonds bleus, je dirais que le château de la Bête est une réussite.


Les décors comme les costumes sont kitsch dans le sens où plus aucun film n'oserait ce design sans être taxé de mauvais «Del Toro» mais ils sont idéaux car il renseignent sur ce qu'a voulu en faire Gans : un conte imposant, étouffant et épais comme une infinité de couches de velours.



Le coté « hors du temps» qui s'accompagne d'un lent dépérissement, la pression et la beauté de la nature renforcent la tragique histoire de ce prince déchu par sa propre main.

Le début de la fameuse valse gère, j'avoue!
Absolument tous les costumes sont affolants et étudiés pour vous renseigner en coup d’œil sur la personnalité de son porteur, ou son humeur si l'on prend Belle en exemple. Et même si c'est parfois trop et que ça «dégueule» de paillettes dorées, je serais bien hypocrite de taper dessus tant ces robes de princesses sont tout ce qu'on veut de Léa au bout d'un moment.

L'autre plus c'est peut être la « backstory » de la Bête : tragique et joliment racontée par flash-back, Cassel, enfin débarrassé de ses poils informatisés y est vaniteux et donc...charmant.
Les frères de Belle sont purement anecdotiques
mais ils ont une de ces classes!

Pour finir, je devrais quand même parler de l'autre sous propos du film : la famille de Belle composée essentiellement d'un papa pas convaincant, de deux filles idiotes et de fils dilapidateurs d'argent.
(Ce qui est  respectueux de leurs rôles initiaux dans le conte sans pour autant être intéressant en l’occurrence).
Tous mal représentés par des acteurs pas motivés pour un sou dont l’intérêt varie de la bonne blague franchouillarde au ressort obligatoire pour film-avec-apothéose-bien-téléphonée.

L'ainé par exemple, se fait des ennemis, qui, par un retournement de situation attendu, deviennent l'incarnation de ce fameux «monde extérieur» qui menacent la Belle et son amoureux dans à peu près toutes les versions.

Ce qui est à souligner, c'est que la meilleure phrase du film est dite par la voyante, maîtresse du chef des méchants en question. Ne dit-elle pas en substance ce qui fait l'interêt de cette adaptation de la Belle et la Bête ?
«Amour, mon sort est doux par rapport au tien!»

Drac. et le thème de l'expiation,
  en tournée près de chez vous.

Vous vous fichez éperdument de savoir que :
  • Le film est bourré de symbolique facile : à défaut de vous montrer des chairs convulsées de plaisir, il vous fait le coup du sang. Les filles saignent. Il n'y a que les filles qui saignent dans ce film...et pour cause. Belle, elle-même, saigne deux fois. Lorsqu'elle entre pour la première fois sur le domaine, quittant ainsi définitivement l'enfance (sa voix n'est elle pas différente par la suite?), et une autre fois quand l'ennemi menace sa vertu vie et tâche ses chaussures et ses bas. Ahem.
  • Par la suite, il naît des roses de son sang... ça c'est l'autre symbolique: le sacrifice!
  • Il s'agit de la seconde collaboration entre Cassel et Gans.Vincent jouait Jean François de Morangias dans le film «Le Pacte des Loups» en 2001. Il était déjà à l'époque le meilleur du casting...tu me diras face à Samuel le Bihan...
  • D'ailleurs, Vincent Cassel est un  excellent mime. Si, si, c'était son choix initial de carrière...Ce qui nous aurait privé de cette voix fantasmatique ! Ca va pas la tête ?! Cela lui permet quand même de gérer une gestuelle bien utile au film.
Making off!

  • Le film a été entièrement (plan par plan) « storyboardé » pour que tout le monde soit d'accord sur  ce qu'il y aurait à rajouter en post-production et donc à imaginer là tout de suite. Je vous laisse décider du résultat.
  • Une nouvelle adaptation du conte est attendue! Par Guillermo Del Toro cette fois ! (Tiens donc). Emma Watson est pressentie dans le rôle principal.

dimanche 2 février 2014

Swap Olafien de la St Valentin!

Février, c'est la chandeleur !
C'est aussi la St Valentin. 

Mais si, vous savez, la fête qui divise la population en quatre parties : 
- Les couples "non mais nous, on s'en moque, on s'aime tous les jours de toutes façons alors ce soir on fait rien de spécial" 
- Les autres couples "halalala, j'ai toujours pas de cadeau pour vendredi ! Petit restau en amoureux, ca va être trop bien ! "
- Les célibataires "vendredi soir ? Ben Thalassa avec une pizza !"
- Les autres célibataires "raaaaaaah au secours, c'est la st valentin ! Il y a du rouge partout ! Ils sont vraiment obligés d'étaler leur bonheur partout !! Raaaaaaaaaah même Swatch fait de la pub pour une montre avec des coeurs ! Elle est où la vodkaaaaaa ???? Pourquoi pas mouaaaaaaaaa ? " 

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Je vous laisse deviner ma catégorie !
L'année dernière, j'ai testé l'option vodka ... elle rend les cheveux tout doux après quelques verres et le lendemain votre estomac se venge ! (Ha! Good times!)
Pour cette année, je vais être plus sage ! 

Manière de célébrer cette fête, je vous propose un petit swap "Olafien"
(Moi, Misara, reconnais avoir totalement et délibérément volé cette idée au blog Books are my Wonderland. J'ai participé deux fois à un échange de cartes de vœux et je dois dire que j'ai adoré recevoir de très jolies missives aux alentours de Noel.) 

Principe du jeu : 

Suivant les conseils du sage Olaf, je me suis dis que nous pourrions profiter du 14 février pour penser aux autres (les connus et les inconnus) et s'envoyer un petit colis surprise plein de câlins virtuels et de neige fondue. 
                             

Pourquoi Olaf ? Parce que c'est un grand sage de l'amûûûr ! 

                              
                             

Bon en réalité, je n'avais pas d'idée pour nommer l'échange ... et je suis en pleine phase Frozen/Arrow. J'ai donc le choix entre Oliver, celui qui me craquer et Olaf qui me fait fondre ... Afin de ne pas contribuer au réchauffement climatique, j'ai pris le bonhomme de neige ! (Oliver est trop hooooooot. Tu me crois pas ? Clique là !  )

Oké, oké, je reprend le cours normal de ce post.

Règles du jeu : 

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Vous devez signalez votre envie de participer à l'échange dans les commentaires soit de cet article soit sur la page facebook du blog.
Puis envoyer votre adresse postale personnelle sur la boite mail du blog : copines.damphi@gmail.com.
Bien entendu, elles ne seront pas dévoilées publiquement !

Les inscriptions seront closes jeudi 6 février. 

Vendredi 7 février,  je vous enverrai un mail avec l'adresse de votre correspondant(e). 
L'attribution de votre correspondant se fera par tirage au sort. 
Pour plus de surprise, votre destinataire ne sera pas celui qui vous enverra le colis. 
Vous avez ensuite quelques jours pour trouver un petit quelque chose à envoyer. Libre à vous d'envoyer ce que vous voulez : chocolat, bonbons, petits cadeaux etc
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Votre colis ne doit pas dépasser les 7€ (ainsi tout le monde aura un paquet d'une valeur identique) et doit obligatoirement contenir un mot gentil ! 

Essayez si possible de faire en sorte que le colis arrive à destination aux alentours de la St Valentin. 

Cet échange est ouvert à toutes et à tous. 
A nos habituées (vous avez vu les images pas si subliminales? Et choisies tellement au hasard!)
Aux réguliers.
A ceux qui passent par hasard et qui veulent s'arrêter un peu.
Aux célibataires et aux moins célibataires.

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Bien entendu, Drac et Moi participons.
Je vous en supplie, ne nous laissez pas seules. 
Non parce qu'après, c'est la spirale de l'alcoolisme et de la dépression: on est fragiles!
Nous aussi, nous voulons parler de nos cadeaux reçus !
Ajoutons que nous nous fréquentons vraiment trop toutes les deux et ce serait bien de faire votre connaissance de façon originale!

Si jamais, ce message manque de clarté (mais pas de beaux mâles, vous en conviendrez), n'hésitez pas poser toutes vos questions ! 

Misara qui déborde d'amûûûûûr ;)
Et Drac, partisane récente!

P.S : dans le but d'attirer aussi quelques gars, petites sélections de filles "intéressantes" :)
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vendredi 31 janvier 2014

Frozen : La Reine des Neiges

Mon Premier article de l'année !!! (Quoi, nous sommes toujours en janvier ... oops)
J'inaugure l'année avec de la neige, du courage et Idina Menzel ... 2014 a commencé sous de bonnes augures. 

Depuis l'été 2013, j'attendais ce nouveau Disney avec impatience. (J'attendais Rebelle avec autant d'impatience ....) Sauf que pour le coup, l'attente en valait la peine. 
Si je vous dis que j'ai adoré Frozen vous devez comprendre que j'ai aimé passionnément ce film !
Enfin, un nouveau personnage courageux et exemplaire ! Mulan, Raiponce et Elsa, le trio infernal ;) 
La première est une guerrière, la seconde libre et la troisième apprendra à toutes les petites filles à assumer ce qu'elles sont. Parce que même la pire qualité peut devenir le meilleur des talents ! Tout est question d'acceptation de soi. Cela peut prendre du temps mais personne a dit qu'il fallait se presser ! 

Frozen, c'est selon nos amis d'allociné : 
Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel… En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

En vrai, comme d'habitude, ce n'est pas tout à fait ça. 
Frozen, c'est aussi l'histoire d'Elsa, une petite fille qui depuis sa naissance a le fabuleux pouvoir de jouer avec la neige. Elle peut la faire apparaître et la manipuler comme elle souhaite.
Une nuit, alors qu'elle joue avec sa soeur, elle la frappe avec un rayon de glace. Anna s'effondre avant d'être sauvée par des trolls-cailloux. Coup de chance, le rayon avait touché la tête et non pas le coeur. 
(Je vous rappelle que c'est un disney, le coeur vient avant la tête ;))
Par mesure de sécurité, Elsa ne s'approche plus de sa soeur. 

C'est à ce moment là que vous entendrez une des chansons les plus tristes de Disney ou quand Anna demande à Elsa de venir faire un bonhomme de neige. J'ai même envie de dire "atrocement" triste ! 


Devenu adulte, Elsa doit être couronnée Reine d'Arendelle. 
Sauf que maintenant, ses pouvoirs sont encore plus forts et le stress peut engendrer des situations très dangereuses pour les autres ... 
Comme prévu, la cérémonie se termine mal et Arendelle est recouverte de glace. 
Terrorisée, Elsa prend la fuite. 

C'est à ce moment là, que vous entendrez la meilleure chanson du film. Elle rejoint directement le top 10 des plus jolies chansons Disney. Elle est en plus interprétée par Idina Menzel (Nommée aux Tony Awards pour son rôle dans Rent et gagnante d'un Tony pour le rôle d'Elphaba, la fameuse sorcière verte de Wicked.)
Je vous fais grâce de l'horrible version française ! Ils ont osé remplacer une chanteuse de Broadway par une midinette qui donne presque l'impression de chanter faux quand on connait la version originale. 
Nous vous avez vu le design du palais ??? Est ce que vous avez remarqué les détails des flocons, des jeux avec la neige ?? 

Elsa est en fuite et le royaume a très froid. Anna part donc à sa recherche de sa soeur. L'histoire prend un nouveau départ ... La suite ? Il vous faudra la voir en dvd ;) 

J'ai aimé : 
  • Les personnages ! Tous sans exception : 

Elsa est l'exemple parfait de la jeune fille obligée de se cacher et qui en conséquence ne pas pas accepter ce qu'elle est vraiment. 
Anna est la petite soeur courageuse qui a une absolue confiance en l'amour que lui porte sa soeur. Même quand tout un royaume lui hurle le contraire. 
Kristoff, le valeureux compagnon, se retrouve parachuté dans cette quête et va tenter d'y survivre en tirant le meilleur de la situation. 
Olaf, le fameux bonhomme de neige est le Mushu de Mulan, le Jac de Cendrillon, le Meiko de Pocahontas, bref, vous avez normalement l'idée. Olaf est drôle et attachant. Doublé par Dany Boon, il assure quasiment toutes les blagounettes du dessin animé. 
On y retrouve aussi un drôle de cerf, un roi traître, un prince surprenant, des trolls tout mignons, des monstres de neige impressionnants ... 

  • Les chansons. (Presque toutes)
Celles de Rebelle avaient au moins le mérite d'être interprétée par de très bons chanteurs : Mumfords and Sons (mon groupe préféré) ou Birdy.
Ici, les paroles prennent du sens : On retrouve celle sur les rêves inaccessibles (le bonhomme de neige qui rêvait du soleil), celle sur la libération (Let It Go), celle sur le partage (moi aussi je veux faire un bonhomme de neige avec quelqu'un que j'aime) ! 

  • Le design

J'en suis tellement amoureuse que j'ai acheté "l'art work" du film. La construction du palais est une merveille de l'animation. C'est parfait jusqu'au moindre petit flocons de neige.
Les costumes sont très recherchés et fourmillent de détails. 
Le palais (en pierre) et tous les autres éléments du films sont très soignés (comme c'est souvent le cas chez Pixar ... sauf que pour le coup, j'ai trouvé l'ensemble encore plus agréable !)

  • La morale de cette histoire. 
Il est souvent reproché à Disney de faire de ses princesses de simples jeunes filles aussi charmantes qu'assistées. Il est vrai que Blanche Neige passe son film à fuir ou faire le ménage jusqu'à être littéralement "emportée" par un prince. Cendrillon rêve d'un homme pour la sauver d'une marâtre qui lui impose des heures de ménage, Rebelle fait de la couture (pardon !!), etc 
Ce sont des idées beaucoup trop simplistes à mon humble avis. Blanche Neige date de 1937. Les femmes ne votaient pas encore, l'idée d'une émancipation était juste impossible. A cette époque, Blanche Neige n'était donc pas une princesse nunuche juste une gentille fille de son époque ! 
Je suis intimement persuadée que Disney sait écrire des héroïnes qui dépotent. 
Prenons Megara alias Meg dans Hercules. Si, si, souvenez-vous celle qui ne veut pas être amoureuse car c'est trop cliché mais aussi celle pour qui Hercule abandonne une vie pépère sur l'Olympe pour une vie de mortel sur Terre. 
Nous avons Mulan, celle qui va littéralement faire la guerre au coté des hommes les plus courageux du pays !! Elle sauve aussi la vie de l'empereur ... Juste ça, quoi ! 
Nous avons Tiana, la princesse de la grenouille qui travaille comme une acharnée pour réaliser son rêve et ouvrir son restaurant. D'ailleurs, à la fin du film, c'est Navis, le prince qui fait le service et elle qui s'éclate ... 
Nous avons aussi Raiponce, l'audacieuse qui quitte tout ce qu'elle connait pour des lumières et va épouser un gars recherché par la justice ! Ce n'est vraiment pas un prince droit et courageux dans le genre Philippe de La Belle au Bois Dormant ! 
Ils ont même fait une héroïne aussi Belle qu'intelligente : mais si, souvenez-vous qu'elle adore lire ! (Merci Disney de montrer aux petites filles qu'il faut lire !)
Bref, tout est une question d'appréciation ! 

Ainsi donc, beaucoup de ces héroïnes méritent le respect ... mais alors avec Elsa, je crois qu'ils ont frappé fort ! 
Déjà, Elsa n'est pas une princesse mais une toute nouvelle reine ! Un petit peu le stade ultime de la royauté ! 
Ensuite, Elsa ne cherche pas un prince (ceci est une nouveauté, ceci est une nouveauté, ceci est une nouveauté !) Elsa se cherche elle-même (c'est encore plus dur, c'est encore plus dur, c'est encore plus dur !) 
Notre petite héroïne a besoin de lâcher prise pour devenir grande. Étrangement, "lâcher prise" ne signifie pas renier qui elle ou d'où vient, c'est seulement l'appréhender d'une nouvelle façon. C'est accepter ce qu'elle est et ce qu'elle ne peut pas changer pour y faire face et le maîtriser. En le maîtrisant, Elsa va l'assumer et pouvoir le faire accepter ... Je me demande si les auteurs de Frozen ne sont pas des fans du Fond d'Estime de Soi de Dove ^^) 
Alors oui, Elsa va passer de la timide jeune fille à la femme fatale ... pour redevenir une jolie femme.
J'ai lu des commentaires négatif sur le passage "ultra sexy" de la libération.... commentaires écrits par des hommes la plupart du temps. Sachez messieurs, qu'il est très dur de passer des fringues de petites filles aux tenues d'adulte. Au début, il est très difficile de trouver un juste milieu ... 
Puis même, pourquoi n'aurait-elle pas le droit d'être sexy ?? (Parce que c'est un Disney ? Et donc ? Vous avez 3h  et l'argumentaire doit être construit !)
Enfin, je remercie Disney d'avoir remis Elsa à sa place, c'est à dire sur le trône !! Citez moi une seule héroïne qui a exercé ces pouvoirs ?? Et paf, dans les dents du plafond de verre ! 
Ainsi donc, au final, Elsa est une fille, puissance, sexy, avec un poste à responsabilité ... que peut-on demander comme meilleur exemple ??? 



J'aurai encore plein de choses à dire sur ce film : 
L'adorable Anna, aussi courageuse et intrépide que choupette...
Hans VS Kristoff ...
L'histoire du traîneau ... 
Le drôle de vendeur ...  
Olaf ... 
Marshamallow, le monstre de neige ... 
Raiponce et Flynn (qui vont une apparition dans le film) ... 
Pour en savoir plus sur ces sujets ??? Il vous suffira de regarder Frozen ;) 

Alors, on construit un bonhomme de neige ensemble ? 
Misara. 



mardi 28 janvier 2014

Da Vinci's Demons: History is a lie!


Il existe des séries comme des charognards. Elles attendent que vous soyez en état de faiblesse pour attaquer.
C'est le cas de tout ce que vous pouvez voir sur le câble avec la STARZ.
Et je ne suis pas vraiment objective non plus : je regarde quasiment toutes les séries de la Starz.
J'ai beau être consciente de la surenchère d'obscénités, de la gratuité de scènes de sexe, de la qualité «VSD» des décors et des costumes, des répliques qui tombent souvent à plat et des scénarios tirés par les cheveux, je re-gar-de.

Il faut croire que j'ai un appétit coupable pour le sensationnel racoleur.
Starz, mes bouquins Arlequin à moi.
Je vais vous présenter la dernière qui m'est tombée sous les yeux, un soir de désespoir. Ôtez votre cerveau, laissez-vous bercer par le ronron pas si désagréable du divertissement facile.

Ce que j'aime c'est qu'ils te mentent même pas.
Tu vois la promo, tu sais!
Da Vinci's Demons est donc l'une des dernières nées de la machine à fantasmes américaine, issue de l'esprit du très "hype" David S. Goyer. (à qui l'on doit les scénarii de "Blade", de "Flashforward", et plus surprenant, de "The Dark Night" et "The Dark Knight Rises")
Comme son nom l'indique, il s'agit d'une réinterprétation de la jeunesse de Léonard de Vinci dans une Florence updatée et «tellement plus fun» de la fin du XVème siècle.

 Premier problème: Ce qu'on y voit pousserait tout historien digne de ce nom au suicide!
(Bien que force est de constater que certaines de leurs idées sont avérées : Leonardo était plutôt super beau et cool, par exemple.)
Mais au fond, un peu comme pour Spartacus, le fer de lance de la Starz, on ne s’embarrasse pas longtemps de ce détail.

Attention, fil rouge de l'histoire :

Leonardo Di Piero Da Vinci, peintre et inventeur génial quoique rebelle, célèbre la liberté et le plaisir dans son atelier de Florence quand un homme mystérieux lui révèle qu'un grand destin s'offre à lui : Il est l'héritier d'une secte visionnaire nommée «Sons of Mithras» et doit accomplir sa destinée en guidant l'humanité vers nouvelle ère où la science règnera!
En retrouvant le «Book of Leaves», qui contient tout le savoir humain et même des œuvres avant-gardistes, il changera la face du monde. Ce faisant, il se met rapidement à dos les forces obscurantistes du Vatican qui souhaitent étouffer toutes formes de progrès. (Et tant qu'à y être, faire revenir la cité des Médicis dans le giron de la Sainte Eglise Catholique).


Toute ressemblance avec un certain best-seller mondial et conspirationniste écrit par Dan Brown est ici évidemment fortuite.
Bon, si vous pouvez avaler ça, vous avez fait le plus dur du chemin. Le reste ce sont des torses nus, des filles faciles, de gros délires technologiques, des anachronismes volontaires et pas mal de fun qui mange pas de pain.

Tom Riley incarne ce Da Vinci à la mèche parfaite, au sourire Colgate et aux petites phrases qui font mouche, du mieux qu'il peut. Et c'est pas si mal. Je veux dire par là que faute de nous convaincre d'une intelligence faramineuse, il fait un Da Vinci pour lequel il n'est pas difficile de rouler. A défaut d'en faire un personnage réellement tourmenté (comme tout bon génie de télé), il est suffisamment spontané et moqueur pour ne pas vous fatiguer.

Ce joyeux drille vaguement auto-destructeur a réussi à se faire des amis fidèles qui forme une clique attendue de seconds rôles hauts en couleurs.
 
Vous avez Zoroaster, voyou professionnel, pilleurs de tombes à ses heures, dont on ne sait pas trop s'il est juste très seul ou si Leo lui doit beaucoup d'argent parce qu'il marche dans toutes les combines du peintre!
(Oui, il s'appelle Zarathoustra, en fait. C'est un indice de plus sur sa totale mixité d'origines?)
Il est joué par Greg Chillin que vous aurez reconnu comme étant Owen de Being Human.

Avec lui, le jeune « Nico » (Niccolo), disciple/apprenti/souffre douleur/victime consentante des idées folles de son maestro Da Vinci qui nous plaît immédiatement avec ses mèches blondes, son innocence rare et sa loyauté inébranlable.
 
Pour finir le trio, voici un très bon personnage féminin: Vanessa, récemment échappée d'un couvent, amante occasionnelle, fille d'une fraicheur insoupçonnée, jouisseuse au caractère enjoué à qui on ne peut que souhaiter d'être heureuse.
Par ailleurs, elle bénéficie, d'une scène d'introduction très belle.


Comprenant que pour mener à bien sa quête, l'aventureux Leo a besoin d'alliés hauts placés, il se met rapidement au service de la famille dirigeante de la cité, les Médicis :
Soit, le tacticien colérique qu'est Lorenzo (Laurent le Magnifique joué par Elliot Cowan que vous avez peut être vu dans "Luther"), Clarice Orsini, son épouse digne et résolue (Lara Pulver: Irène Adler de la BBC!), et Guiliano, frère cadet de Lorenzo, sorte de Golden Boy qui vous étonnera, j'en suis sûre.

Tom Bateman, Guiliano, est réputé pour
avoir une coquetterie dans l’œil..
Je le voyez pas..et puis...


Désormais ingénieur officiel des banquiers qui craignent une guerre imminente avec Rome, Leo doit apprendre à concilier son désir d'émancipation et ses obligations envers Florence.




Je crois vraiment qu'ils ont essayé de faire des personnages complexes, ou du moins qui n’obéissent pas entièrement à leur "tropes", notamment en montrant des faiblesses et pas seulement pour les rondeurs de leurs concitoyen(ne)s.
Faute de toujours y parvenir avec tout le monde, la joyeuse bande ainsi constituée, qui se crie continuellement dessus (avant de coucher ensemble au gré de leurs interactions) en devient quand même vraiment attachante.

Avouez que je vous ai pas
menti sur ses expressions!

J'enchaine sur le second problème de la série : LUCREZIA.
Crée pour être un pivot central de l'histoire et le point de friction de tous les mâles du show, Lucrezia Donati, "love interest" par excellence, est basiquement ratée.
Mal jouée et mal écrite, elle ne possède que deux moues : aguicheuse, et «Keskisspass?!».
Son utilité, qui devrait être principale, finie noyée dans un masse informe de scènes de sexe où elle ne parvient pas à décider si elle aime...ou pas ce qui lui arrive.

Sa beauté et son esthétique de princesse tentatrice en font, hélas, un personnage dont le seul véritable intérêt est visuel.

Autre règle scénaristique à maitriser : tout ce qui ne vit pas à Florence est l'Ennemi : Celui qui terrifie les libres penseurs, les amoureux de toutes sortes, les artistes, les intellectuels.

Fais de ce Da Vinci l'un des nôtres
si ça t'amuses.
Hop! Une saison en 1 phrase!
En chef de file de cette dichotomie simpliste: Le Pape, ce pervers que la série s’évertue à nous montrer nu (pour notre plus grand inconfort), leader des forces réac de l'époque, assoiffé de pouvoir et toujours prêt à jeter ses sbires à l'assaut de la capitale toscane.

Et là, vraiment, il faut parler de l'un de ces derniers.
Je sais pas ce qui s'est passé.



Un trouble passager chez les recruteurs du casting ? Un projet psychanalytique de scénaristes en pleine crise existentielle? Un ancien personnage volé à HBO ? Un acteur de théâtre dans la dèche totale?

La conjonction de ces "erreurs dramatiques" pour la chaîne a crée un être pluridimensionnel, intelligent, émouvant, audacieux, qui possède et se sert de toute la gamme des émotions humaines : tantôt cruel, tantôt désemparé, parfois souriant et au contraire, hautain et grave le reste du temps.
Le tout porté par un acteur largement au dessus des autres : Blake Ritson, qui doit visiblement travailler pour manger.

Son Comte Girolamo Riario Della Rovere est un délice inattendu.
Je sais que je suis fascinée par les « bad guys » froids et calculateurs mais là, c'est pas ma faute, il y a consensus: Il est excellent en némesis de Leo.
Homme de main du Vatican, capitaine des services secrets, il ne recule devant rien pour imposer la volonté de Rome aux Médicis.

Ok, je le concède, c'est un personnage qui a une entrée de méchant, un costume de méchant et des répliques de méchant qui sont juste supposées vous rappeler de temps à autres qu'il est pas très net dans sa tête.
Mais pour tout le reste, il se dénote de la plupart des antagonistes que l'on rencontre dans ce type de série.

Son ambiguïté...intellectuelle... face à Leonardo est à souligner. C'est pas qui l'aime pas, hein, au contraire, ils se fascinent l'un l'autre. En miroir, si vous voulez.

Il n'a rien d'une machine, réfléchit consciencieusement aux problèmes que lui pose «l'Artista» Da Vinci, fait spontanéement preuve de gentillesse et de pitié pour peu que cela ne contrevienne pas à ses plans.
Et vous le voyez penser!
Ajoutons, de façon totalement superficielle, qu'il a une garde robe de malade et un uniforme cousu sur son corps, pour lequel je tuerais.
(Son uniforme! Pas son corps, bande de vicieux!)

Riario is bringing sexy back.
Ceci est un véritable costume de la
série.

Pour bien rendre justice au département des costumes, précisons qu'avec peu d'argent et, heureusement, sans obligation aucune de respecter une quelconque véracité historique, on retiendra qu'ils ont fait un job tout à fait enthousiasmant.
Je parlais plus haut de Lucrezia : Effectivement certaines de ses robes de cours sont magnifiques, quant à Riario...il est habillé entièrement en Armani.
Les photos de promo témoignent du désir évident de créer une "ambiance" plus ou moins bien maitrisée.

Derrière, le scénario peine à garder le cap. 
Vous pouvez avoir des épisodes où pas une scène ne passe correctement, d'autres, où les auteurs étaient visiblement sous ritaline (vous me ferez pas croire qu'ils étaient sobres en écrivant «The Devil») et encore d'autres qui sont de vraies petites réussites : Voyez «The Prisoner» dont la majeure partie se situe dans un couvent, façon enquête paranormale, et encore «The Tower» qui  présente, non sans un certain humour très "sous la ceinture", les mœurs du maestro.

Subsistent toujours de bons moments notamment en matière de camaraderie ou de dialogues bien sentis.

Je ne peux même pas affirmer que tout tient la route. Parce que ce n'est pas vrai. Evidemment, rien ne battra jamais les déductions de Sydney Fox en matière de facilité mais parfois, Leo est plus lent que nous à trouver une solution. Et sa façon de le faire...
D'autant qu'au cas où vous seriez en train manger un bout ou d'ouvrir la porte à votre coloc aviné, les petites indications visuelles et sonores vous permettront sans problème de voir où Da Vinci veut en venir! .


Reste que la série m'a accroché définitivement une fois commencée et, sa brièveté aidant (seulement 8 épisode dans la saison 1), vous vous  laisserez peut-être tenter en vacances ou lors d'un long week-end pluvieux.
Elle est aussi renouvelée pour une saison 2 prévue dès 22 mars 2014  dont vous pouvez voir le trailer ici.
Ce qui est une bonne chose car les séries de la Starz ont une particularité: comme les auteurs écoutent avec beaucoup d’intérêt les réclamations de leur public, ils améliorent d'année en année leur création.


La « WTF factory » :
(car les séries de ce type méritent qu'on commente certains détails plutôt qu'on étudie le CV des acteurs).

- Comment Nico est-il redescendu de là-haut dans le pilot ?
"Tu voles Nico!!! Oh mon Dieu! Tu tombes Nico! Tu tooooooombes!!!"

- Nico...c'est Machiavel ? ...Quoi !?

- Pourquoi tous les gens peints ou dessinés sont si ratés ? C'est pas une grosse insulte au dessinateur de l'homme de Vitruve, ça?

*De Vinci se retourne dans
sa tombe*
- J'ai rien contre la salle de bain du Pape, mais..pourquoi il ne cesse d'y avoir des entrevues avec ses subalternes ? Il y a pas des endroits plus adaptés ?

-Si les «Sons of Mithras» sont si intelligents et habiles, pourquoi est ce qu'ils cachent des trucs dans endroits si évidents? Une fois, j'ai fait une chasse au trésor pendant une boom et c'était plus dur!

-Qui pompe l'air pendant le retour du scaphandrier? Comment savent-ils qu'il faut se remettre à pomper?

Ne me dites pas que vous ne voyez pas les
signaux dans la tête de Riario qui font
"Abort! Abort! Abort"
-Pourquoi Lucrezia prend la route où elle sait qu'elle va être surprise en flagrant délit? Et pourquoi se cache t'elle alors que son alibi est parfait ?

-Dracula? Vraiment ?! Dracula?

-Le final de la saison bien que plutôt bien amené niveau «scénar» est en passe de devenir culte pour moi : Votre mission si vous l'acceptez est de détecter un seul acteur qui ne surjoue pas la séquence de l'église!
-Entre la mort parfaitement emphatique.de Guiliano, pauvre couillon qui a survécu à son coup de poignard pour se faire empaler à l'épisode suivant,
-La réaction de Vanessa :"Je suis enceinte".."oui c'est merveilleux mon amour mais va chercher du secours plutôt, je pisse le sang!".
-Le fait qu'elle l'étouffe littéralement en s'effondrant de chagrin sur lui. (Il n'est pas encore mort!)
-L'autre Lucrezia qui intensifie son regard de terreur jusqu’au claquage facial alors qu'elle est en position de pouvoir fuir sans aucun problème.
-Puisque Riario l'a proprement déposée sur un banc afin d'aller hurler comme un possédé sur la porte! (Oui les gardes, tout ça...)
-Et qu'à l’intérieur, Lorenzo le-cocu- magnifique promet sadiquement la mort à celui qui est en train de compresser sa jugulaire tranchée...
- Ce faisant, Da Vinci, dernier rempart entre le Medicis éructant et la Grande Faucheuse, s'applique à imiter la belle Lucrezia dans un concours d'expressions inadaptées. Culpabilité, étonnement, incompréhension, léger AVC? "Kesskisspass?"
J'ai vu cette séquence au moins 10 fois!

Dernier gif de Leo et Riario, choisi totalement par hasard,
et ne prêtant à aucune interprétation freudienne de leur intérêt commun.

J'abuse un peu c'est vrai: Boss et the White Queen
sont des séries de la Starz et plutôt bonnes!
Drac.