samedi 27 octobre 2012

"Petit éloge des séries télé" et commentaires sur le traitement français des séries.

Au détour du hasard d'un rayon, je suis tombée sur ce petit folio à 2€.

Première surprise, je connais l'auteur ! 
Il est à l'origine de deux livres que j'avais plus ou moins apprécié :  
J'ai commencé avec Le choeur des femmes. J'ai énormément aimé l'évolution de son héroïne,  la douceur de ceux qui l'entourent et l'éternelle remise en question des soins féminins. 
Confiante, j'ai lu La maladie de Sach. Le dernier quart m'a énormément déçue. En faisant débarquer un nouveau personnage, l'auteur a explosé la dynamique de l'histoire et des autres personnages. C'est vraiment dommage. 
Ces deux livres avait pour thème : la médecine. 

Seconde surprise, en fait, cet auteur/docteur est aussi un fan de séries télé ! 
Il les aime vraiment. Je ne sais pas vous, mais quand je parle de cette "passion", les gens qui ne la partagent pas ricanent doucement. C'est très vexant et j'ai l'impression qu'ils nous rangent dans la catégorie "stupide lobotomisé par un écran" ... 
Or, quand c'est un docteur/chercheur/auteur reconnu qui en parle, nos séries prennent des lettres de noblesse. 
Certes ... mais pour info :
il est possible de regarder des séries et de lire beaucoup de livres !

Quatrième de couverture : 

«Quelques-uns des droits inaliénables du sériephile (avec mes remerciements à Daniel Pennac) :

Le droit de regarder sans être jugé ou méprisé.
Le droit d’aimer (ou de détester) sans devoir se justifier.
Le droit de revoir indéfiniment ses épisodes préférés.
Le droit de considérer certains personnages comme des amis intimes.
Le droit de rire, de pleurer, de souffrir, d’espérer en regardant un épisode et, une fois qu’il est terminé, de se sentir compris et valorisé, éclairé et informé.»

Le livre est très court (à peine 90 pages + les annexes et la préface) donc il est inutile de faire un article ultra long.  
En revanche, je vais commenter certains passages. 

Morceaux choisis : 
p17 : "Écrites, tournées et diffusées en léger différé avec leur époque, les bonnes séries télévisées portent un regard incisif sur la société. Le genre mérite donc non seulement l'attention mais le respect. En Amérique, il n'est pas interdit de lui donner un petit coup de pouce - c'est l'objet de ce livre". 
Oh, gloire aux séries et à ceux qui les défendent ! ^^
p23 : "Tout cela pour dire qu'à mes yeux, les séries ont la même importance et la même qualité que les romans, les ouvrages de sciences humaines, le cinéma, le théâtre  les expositions et les conférence. Regarder une série n'est pas une activité exclusivement récréative, c'est une manière d'appréhender le monde."
Nos séries racontent des histoires comme avant les contes racontés au coin du feu. 
Les personnages sont certes des créations mais se sont aussi des reflets du meilleur et du pire de l'être humain. Quand Drac et moi échangeons sur un acte ignoble d'un personnage, nous échangeons sur le bien et le mal de nos actes, sur la fin et les moyens ... Au final, nos avis dépendent de notre vision de la société et de ceux qui la composent ... (Je pense à la fameuse scène de The Walking Dead quand un des personnages tire dans le genou d'un autre ...) 

p71 : "Dans un épisode de Dr House (Damned if You Do, 105), le personnage titre reçoit un patient souffrant de l'intestin. Il lui recommande, en précisant que ce n'est pas "politiquement correct",de fumer deux cigarettes par jour, car la nicotine calme les spasmes du côlon. Le patient s'inquiète : les cigarettes sont dangereuse et provoquent une dépendance. Avec sa causticité d'usage, House répond que c'est le cas de tous les médicaments qu'il prescrit, mais que celui-ci, au moins, est autorisé par la loi ...

Dans la VF, House prescrit ... deux bols de riz par jour et le patient s'inquiète d'une dépendance au riz complet ... Ce n'est pas seulement stupide, c'est incompréhensible et ça laisse entendre, en plus, que les scénaristes écrivent n'importe quoi ! "
Haaaa, la censure et les mauvaises traductions, ou comment les chaines nous prennent pour des cons ! 
Je regarde aucune série en VF. C'est contre mes principes. Je bénis la TNT et le fait que certaines chaines nous permettent de regarder les séries en VOST. Salut à tous les traumatisés de The Big Bang Theory en VF ! 
Pourquoi les chaines ne diffusent-elles pas toutes leurs séries en VOST ? Surtout les séries destinées à un public adulte ! Quoique même les jeunes peuvent suivre ! Puis, c'est juste une question d'habitude ... encore faut-il donner l'occasion de s'habituer ...

Concernant la censure, c'est purement et simplement un scandale ! Ou comment des gens se permettent de juger ce qui est bon pour le public ! 
En quoi conseiller deux cigarettes et rappeler l'emprise des médicaments et des laboratoires pharmaceutiques est un scandale ? Surtout dans une série diffusée en semaine et en soirée. Le moment où théoriquement les enfants ne sont pas devant la télé ... 
Perso, j'ai plus été choquée devant la promo des Ch'tis à Mykonos où les insultes fusent, où une fille se bat les seins à l'air ... Oké, c'est flouté et bipé mais bon ! C'est diffusé pile poil au moment où les enfants rentrent de l'école ... Quel exemple ! Dois-je parler de Hollywood Girls où des bimbos à deux balles ... font quoi d'ailleurs ? J'en ai seulement entendu parler et j'ai juste vu des photos des "actrices" ... 
p85 : "Les fichiers de sous-titres sont, eux aussi, diffusés gratuitement par peer-to-peer. Je vois dans cette activité une forme de résistance aux obstacles dressés entre les spectateurs et les oeuvres. [...]Un spectateur qui télécharge ne me semble pas moralement plus répréhensible que les lecteurs qui, autrefois, introduisaient clandestinement derrière le rideau de fer des ouvrages occidentaux censurés ou expurgés par leur gouvernement". 
Martin Winkler, épousez-moi !! Adoptez-moi !! Parrainez-moi !! 
Quand je regarde une série en streaming, j'exerce ma liberté ! Celle de regarder ce que je veux, quand je veux. Je me cultive avec ce que j'ai envie, je zappe ce qui ne me plait pas et surtout je soutiens ce qui le mérite ! J'ai le pouvoir ... 
Puis, pourquoi devrais-je attendre (parfois une éternité) une diffusion française saccagée ou pire pas de diffusion du tout ? Suits n'a jamais été diffusée en France ! The Unit l'a été en pleine nuit et peut être même pas entière ! NCIS est sans cesse rediffusée et souvent dans le désordre ! 
D'ailleurs, pourquoi / comment les chaines se permettent de diffuser dans le désordre ??? Est ce que les bibliothèques nous prêtent des livres avec des pages en moins ou réorganisées ? 
Une fois de plus, les chaines nous prennent pour des cons ! 
Malheureusement pour elles, nous sommes nombreux à ne pas vouloir être des moutons ... 
A l'age d'internet, c'est quand même illogique de nous priver de "l’instantanéité" de la diffusion d'une série ! 
Perso, je suis pour une taxe internet, si on me laisse le droit de regarder ce que je veux !

Bref, que de réflexions grâce à ce petit ouvrage ! 
L'auteur s'y connait et si avez suivi une seule série dans votre vie, je vous le conseille. 
Puis à 2€, pourquoi se priver ? ;) 

Le petit bonus : pour cet article, j'ai lu la page Wikipédia de l'auteur ... mais c'est un geek savant ! 
Je prévois de lire pas mal de ses ouvrages maintenant ....

Misara, la geekette revoltée ;)







lundi 22 octobre 2012

C'est chaud : Chicago Fire (ha ha ha !)

Ils n'ont pas choisis les acteurs pour leur physique,
Non, non ! ... 
Bon, les filles, parlons sérieusement ! En ce moment, il y a une série avec des pompiers ... 
Bon, les garçons, parlons sérieusement ! En ce moment, il y a une série avec des pompiers et leur camion et leurs échelles .... 
Bon, les gens, parlons sérieusement ! Nous aimons tous/toutes les pompiers et nous avons (presque) tous/toutes joué avec des camions rouges aux sirènes bleues ! Non ??? Ha bon ... 

J'ai juste noté qu'il y avait Chase de House M.D, Mason de The Vampire Diaries, Ria de Lie to Me et Lori de Hawai 5-0.
Puis, j'ai regardé une seconde fois la promo. Il y avait toujours Chase et malheureusement, mis à part le décès d'un pompier, j'ai zappé l'intrigue principale. 

Cependant, je l'attendais avec impatience. 
Au même titre que j'aime les séries militaires, j'ai un faible pour les séries avec des sauveteurs. 
Non, Grey's Anatomy n'est pas ce genre de séries ! C'est une série avec des gamins qui jouent aux docteurs sans savoir ce qu'ils veulent ! 

Donc, Chicago Fire
Avant tout, il faut que vous sachiez que les Pompiers de Chicago sont réputés être les meilleurs du pays. Au même titre que les sapeurs pompiers de Marseille ou Paris.  Ils n'ont donc pas choisis la ville au hasard.
De même, la caserne concernée est "la meilleure" de la ville. Je vous laisse apprécier le prestige d'en faire partie mais aussi la pression qu'une telle place incombe ... 

La recrue, le héros au grand coeur, l'ancien et l'instable.
Vous avez dit cliché ? 

Les personnages
Ils sont beaux, ils sont chaud, ils sauvent des gens ... mais ce n'est pas pour autant qu'ils ont la belle vie. 
La trame principale est posée dès le pilot : un des équipiers meurt. C'est la faute de personne mais les deux chefs d'équipe se blâment mutuellement. 
Pour remplacer le défunt, une recrue débarque. Entre bizutage drôle et moins drôle, celui-ci va devoir prouver qu'il est à la hauteur et qu'il mérite sa place. 
J'apprécie énormément que les gars de l'équipe l’intègrent immédiatement. Ce n'est pas de sa faute s'il prend la place d'un mort. J'ai toujours un peu de mal quand les anciens en veulent au petit nouveau. 

Au passage, en parlant des équipiers. Ce nom reste au masculin. Les deux filles de l'histoire sont ambulancières : l'une est amoureuse d'un pompier et l'autre homosexuelle. Dans le second épisode, la "nouvelle" est secrétaire. Autant les personnages masculins sont plus ou moins bien traités, autant les féminins sont des clichés ambulants ! C'est dommage ... 
Petit rajout : j'avais oublié la veuve et la fiancée! On s'en moque, la première maudit le meilleur ami de son mari et la seconde va briser le coeur de mon chouchou ... Je le sens gros comme une tornade violente ! 

Soyons réalistes, malgré leurs muscles, les héros aussi sont des clichés ambulants. 
En même temps, toutes les équipes sont composés de stéréotypes. C'est pour cela qu'elles fonctionnent ! 
Il y a donc la recrue qui est là pour apprendre le métier. Nous avons ensuite le pompier stable, amoureux, prêt à fonder une famille, sauveur des vieux qui perdent la tête et des enfants malheureux. Un vrai héros qui semble faire tout ce qu'il faut, quand il faut ... 
Puis vient le tour de son meilleur ennemi : le pompier qui roule des mécaniques, semble s'amuser avec toutes les filles qui passent par là, accro aux anti-douleurs mais trop fier pour se faire soigner, coléreux ... Mais si on creuse un petit peu, on s'aperçoit qu'il souffre vraiment, que son ami lui manque et qu'il est très malheureux ... 
Nous avons le chef charismatique : d'ailleurs, dans le pilot, il boxe contre un policier pour assurer la victoire de la caserne. C'est l'ancien, le sage qui sait tout et gère tout. 
Enfin, pèle-mèle, nous avons le comique de service, l'ancien pompier blessé qui va peut être revenir ou pas, et d'autres ... Pardon mais en fait, je crois que ces derniers servent juste à compléter les équipes. On ne sait rien d'eux !

Concernant l'histoire

  • Bon ben ce sont des pompiers, ils sont là pour éteindre des incendies, intervenir en cas d'accident de la route, d'immeubles en constructions qui s'effondrent... Rien de bien exceptionnel, rien de trop tapageurs à la Urgence. C'est un bon point, ça donne un aspect réaliste à la série. 
  • J'ai été surprise d’être autant captivée par l'incendie final du pilot.Comme ça, tout d'un coup, ma respiration s'est accélérée et je me suis surprise à espérer que tout irait bien pour eux. Je me suis attachée très rapidement aux personnages. Second bon point
  • Troisième bon point pour le savant mélange entre l'humour, la légèreté et le drame. Par exemple, dans le 102, les pompiers organisent le barbecue annuel pour récolter des fonds. Ils en profitent pour faire une petite blague au bizut. En fil conducteur de l'épisode, c'est l'histoire de la chèvre sur l'emblème du camion de pompier. Un des gars peste qu'ils aient cet animal ridicule quand les autres ont un cerbère ! Puis au milieu de tout ça, il y a le meilleur ami qui ne se remet pas de la mort de son pote et deux morts dans deux accidents différents. Du coup, les épisodes ne sont pas "lourds" mais en même temps, ils restent poignants. 
  • Quatrième bon point : Il n'y a pas de méchants ! Les équipes sont soudées. C'est très agréable d'avoir personne qui vous insupporte ou vous énerve.Cependant, je pense que ce "détail" risque d'en ennuyer quelques uns ... 
  • Point bonus : j'aime connaitre la vie des héros. Je n'ai jamais pu accrocher à une série qui ne s'attardait pas sur la vie personnelle des personnages. J'ai besoin de savoir pourquoi d'où viennent les cicatrices du chef, pourquoi la recrue a choisi cette caserne, pourquoi le héros est devenu pompier, comment ils gèrent les interventions qui terminent mal une fois qu'ils sont chez eux. Bref,, vous voyez l'idée. J'aime tout ce qui rend les personnages vivants ! Dans Chigaco Fire, on retrouve les héros chez eux et non pas seulement à la caserne. Puis parfois, ils craquent ... comme des êtres humains normaux. 


Je n'ai pas aimé : 
Les clichés. Pour le moment, ça passe mais faudra pas en abuser. 
Rien d'autre ! Pourvu que ça dure ... 

Ce que j'attends pour la suite ? 
  • Des épisodes toujours aussi réalistes. 
  • Mais faut quand même pas nous prendre pour des imbéciles. Parce que le pompier qui coupe un grillage alors que le bâtiment s'effondre, c'est quand même pas très crédible ! Oké, ils sont forts et se sont des hommes, mais faut y aller mollo sur les rappels "virils" ;) 
  • Peut être une petite nouvelle dans les camions de pompier ... à condition de faire disparaître un des inconnus!
  • Plus de téléspectateurs américains  Mauvaise nouvelle, l'épisode 2 a perdu pas mal de public. C'est mauvais signe ... En même temps, la série est diffusée à 22h. C'est tard pour les américains ! Faudrait peut être que la chaîne change le créneau de diffusion. 

Noooon, ne tombe pas !! 
Faut-il regarder ?
Oui Sauf si vous n'aimez pas les séries interrompues du jour au lendemain.  
Ou alors, vous attendez un peu et on reparle dans quelques semaines ... 


Les petits bonus :
Le second épisode s'intitule "Mon amour" (en français dans le texte) et va vous briser le coeur ... 
Un commentaire trouvé au hasard que j'approuve totalement (pourquoi faire un article de blog quand tout est dit en quelques lignes ... ralala !)  : There is something strangely comforting about a classic hero procedural with pretty people and lots of drama. It's like cafeteria mac and cheese. You know it's premade frozen, mass produced, and heavily processed and there isn't a scrap of real cheese in the whole bowl, but it's warm and creamy and somehow filling. Maybe it's the familiarity. Maybe it's the heroes. Maybe it's the abs and shoulders. Who knows. But I hope this one sticks around a bit. And I hope they wait to make Jesse Spencer hit on the paramedic.

Alors, charmé(e)s ? 
Misara


vendredi 19 octobre 2012

Pas si " Savages" que ça!


Vous vous souvenez quand vous avez vu pour la première fois Pulp Fiction ?
Pumpkin' :"Everybody be cool, this is a robbery!"
Honey Bunny: "Any of you f**kin' pricks move and I'll execute every motherf**king last one of you!"

Vous pensiez soudainement entre deux scènes décousues et bavardes «  Mais qu'est ce que c'est ? Qu'est ce que je regarde ? » et puis «  Mais, j'aime ça en plus ! »


C'est que vous découvriez le Pulp, à savoir ce mélange pas sérieux mais violent et exagéré de vies qui s'entrechoquent quasiment au hasard, et ce, dans des lieux exotiques et clichés. ( Allez trouver une personne qui vous le résume en une phrase!)

Sans jamais pouvoir rivaliser sur aucun aspect avec le film légendaire de Tarantino, «  Savages » d'Oliver Stone, c'est ça.


Une bande annonce bien comme je les aime.

Prenez un trio plus que complice, car clairement polyamoureux, vivant proche d'un paradis tout californien. Ben, Chon et O cohabitent sous la chaleur et se laisse bercer par la richesse que leur fournit leur lucratif commerce de Marijuana. C'est chaud et moite, si vous voulez. 
Refusant de faire affaire avec ses salauds capitalistes du Cartel, ils se mettent à dos la "Reina" Elena et son bras droit complètement pervers Lado. Pour les faire plier, ces derniers enlèvent la belle O mais ses deux amants résistent. Manu militari.

Le pitch est d'une simplicité telle qu'on se demande ce qui est passé par la tête de Don Winslow  dont  l’œuvre est adaptée au cinéma. Ou plus exactement ce qui ne lui est pas passé par la tête.

Mais au fond, princesse en danger et prince valeureux à la rescousse, ça fonctionne, alors on dira rien. (L'originalité est qu'ici il y a deux princes qui coopèrent!)
Du coté d'Oliver Stone ( qui renoue avec le film de gangster au second degrés après le bon U-Turn), rien à dire, la réalisation est idéale et l'ambiance côte ouest brûlante est bien reconstituée.


Une grosse erreur, au milieu de cet amas de personnalités délicieusement fêlées ( normales donc si l'on retient mon interprétation Pulp), c'est O. Pas tant le personnage, déjà formidablement uni-dimensionnel, mais l'interprétation.
Hélas, Blake Lively et ses robes de bronzette oscillent entre le comateux et le foncièrement ridicule.
Et là, on a un énorme défaut du film :si l'histoire est racontée du point de vue des protagonistes, qu'est ce que Stone nous a fait avec son oie blanche arrachée à son nid douillé ?
Habituez-vous à cette expression,
Vous allez ne voir qu'elle pendant 2h.

Blake ne donne absolument aucun relief à son personnage et la voix off est proche de l'insupportable.
La perte de l'innocence étant le thème sous-jacent, on s'attendait à la voir dépassée, effrayée...mais pas niaise, irresponsable, quasi indifférente quand elle devrait être bouleversée !

Quelle sorte d'héroïne ne vous fait pas vibrer un seul instant ?
Tandis qu'elle débite son texte, on ne peut s’empêcher de se demander si elle est un jour redescendu de sa consommation de cannabis.

Les dialogues ne l'aident pas vraiment avec des phrases du genre «  Et tu t’étonnes d'avoir des problèmes de concentration ?», « Elle tiendra pas deux semaines » et autre « Je-vais-faire-des-emplettes-alors-que-vous-m'avez-expliqué-qu'on-s'est-mis-le-cartel-à-dos. »

Au fond, notre joli trio n'est fusionnel que dans la mesure où elle est « utile » aux garçons qui la garde comme un animal de compagnie, ils ont beau répéter qu'ils l'aiment...on accroche pas.
La passion n'est pas assez présente, l'histoire d'amour devient aussi superficielle que O. C'est dommage.

D'autant plus que les gars, eux, se débrouillent bien !
Respectivement, Taylor Kitsch en ex-GI traumatisé et violent (Chon) et Aaron Johnson en hippie post moderne orienté dealer humaniste (Ben). 
Hey, les filles, Ben c'est Kick-Ass...Voilà, vous aussi.

La tête et les jambes!
Devinez qui est qui!
Un indice: l'armée n'autorise pas les cheveux longs! ^^


Bien sûr, j'aurais aimé un peu plus de passion mais leur relation est bien décrite et les interprétations, très résignée pour le premier et ostensiblement choquée pour le second, sont ce que l'ont peut attendre de jeunes hommes en pleine tourmente.
Leur amitié a bien plus de force que l'histoire d'amour sensée être le moteur de l'histoire.
Il y a plus de sentiments dans le «  Est ce que je t'ai  déjà dit que je t'aimais, mec ? » de Ben à Chon avant l'assaut final que dans les trois scènes de sexe avec leur blonde ! ( pudiquement coupées en plus!)

J'en profite pour dire que Ben est probablement le seul personnage auquel on peut s'identifier, et que c'est hautement satisfaisant de voir enfin une réaction humaine face à ce déchaînement de violence.

Meilleur dialogue du film.
Du côté des "vrais trafiquants", il y a la superbe Salma Hayek en reine de cartel aux abois, à la fois d'une cruauté calculée et d'une fragilité réelle. Il est difficile de pas la prendre en pitié par moments.

Ce qui n'est pas le cas de son bras droit, Lado ( Benicio Del Toro, dégoûtant à souhait) qui reste l'une des pires raclures que j'ai eu l'occasion de voir.
Il est un atout majeur du film !
Leur dynamique est excellente, leurs échanges tendus sont un vrai plaisir de spectateur.


Un mot de Travolta en agent véreux du FBI....on en a dit, on en a écrit, sur son charisme et son retour en force...oui, les gars, si vous voulez..personnellement je trouve qu'il remplit son rôle très secondaire et qu'il met à profit ses quelques minutes d'apparitions. Ce sera tout !

Le film reste un bon moment de délire assumé par tout le monde avec des explosions et des morts, des répliques volontairement idiotes mais franchement marrantes.

Ça fait du trash et de la provoc ' ( Encore que franchement, qui est choqué par un ménage à trois, désormais ? Vous ? Vous ? Vous, monsieur en soutane au fond ? Non plus...Ok!)


Et malgré un ou deux dialogues superflus, on s'ennuie pas du tout. C'est écrit et filmé comme un divertissement, alors divertissez-vous !
Personnellement, je le reverrais..ne serais-ce que pour Ben et Chon !

Je vous ai mis la partie suivante entre "parenthèses" pour les spoilers , vous pouvez à nouveau lire après la seconde bannière.


Au final, si l'on reprend mon choix d'interprétation, tout ce beau monde se croise et s’entre tue pour  quelques minutes de plus de bonheur terrestre ( par l'argent, la drogue, l'amour, le pouvoir ou le sexe..au choix).

Et tout le monde est très déçu..parce que la vie c'est plus Harlan Coben que Pandi Panda.

Sauf que pour nous donner cette bonne leçon des choses Oliver Stone (et Winslow, l'adaptation est fidèle sur ce point) se prend les pieds dans le tapis en faisant survivre nos héros (certes) et en leur permettant de reprendre leur vie de bohémiens aux mœurs consensuelles.
O a beau nous dire que plus rien n'est pareil, nous, on le voit pas. C'est dommage, encore une fois.


A la question, « mais qu'est ce que je regarde ? », on peut répondre « un film de gangster pas sérieux et volontiers caricatural sur la dure réalité de la vie. »
Mais Drac ? Tu te fous de nous ?
Oui, mais c'est Oliver qu'a commencé !

 Vous vous fichez éperdument de savoir que:
  • Le terme "Savages" est utilisé par chacun des deux camps pour décrire l'autre: le cartel d'Elena car ils se retrouvent face à deux types qui ne comprennent ni la méthode douce ni celle forte et font preuve d'un manque de respect à" l'ordre établi". Les garçons, pour décrire la sauvagerie des méthodes de l'ennemi, au sens de brutes sanguinaires. Les deux représentant en réalité un simple aspect de la définition totale (et académique) que nous en donne O en guise d'épilogue.
     
  • Blake Lively n'a été castée qu'à défaut, après la défection de  Jennifer Lawrence... et ça se sent!
     
  • Tous les décors du film sont des extérieurs californiens ou des propriétés existantes. Pas de studios pour Oliver Stone!  Seul inconvénient: le risque d'incendie dans les scènes d'action a rendu certaines journées de tournages par 35°c à l'ombre, terriblement dangereuses.
     
  • Manière de faire un clin d’œil encore plus marqué au Pulp façon Tarantino, Uma Thurman devait jouer la mère de O. Les scènes furent coupées car inutiles et trop longues.
     
  • Winslow a  écrit une préquelle qui deviendra éventuellement un film. Intitulée " Kings of Cool" elle revient sur la vie à trois de nos chers héros ainsi que sur la mise en place du business de l'herbe.  



    Maintenant c'est le bon moment de regarder Pulp Fiction...
    Drac

    dimanche 14 octobre 2012

    J'aime lire alors J'ai lu !

    Aujourd'hui (et un peu hier soir), j'ai participé à un marathon littéraire.
    Le principe vous est expliqué par Arieste, l'organisatrice de l’évènement :
    Mais qu’est-ce qu’un marathon de lecture (ou RAT pour reprendre le terme américain) ? Il consiste à lire durant 12 ou 24h d’affilée. Vous avez bien évidemment le droit de faire des pauses et de manger (on n’est pas au bagne non plus). J’ai déjà participé à certains d’entre eux et je serais ravie de renouveler l’expérience car il est très agréable de passer la journée à lire !
    Mais plus que simplement lire dans son coin, le principe est de se retrouver toutes les deux heures pour faire un bilan de son avancée dans ses lectures. Les échanges pourront se faire sur vos blogs, sur le billet que je ferai samedi matin mais aussi sur FB dans le groupe que je viens de créer ici. On peut aussi papoter via Twitter. Je vais également essayer de vous préparer des petits quizz et jeux pour vous motiver, alors toutes les bonnes volontés sont les bienvenues ! 
    Pour les horaires vous avez le choix entre :
    Le gros-marathon de lecture : du samedi 13 à 10h jusqu’au dimanche 14 à 10h
    Les minis : samedi 10h-22h ou dimanche 10-22h
    Le riquiqui : vous n’osez pas vous lancer ? participez durant 6h ce sera déjà pas mal
    Le libre : ces tranches horaires ne vous arrangent pas pour cause d’occupations autres ou du décalage horaire ? indiquez moi le moment que vous avez choisi vous tomberez bien en même temps que quelqu’un.
    Je m'étais inscrite pour le mini de dimanche. Puis, comme j'ai vu que la majorité des lectrices participaient le samedi, je me suis aussi inscrite pour les deux dernières heures du mini de Samedi. 
    Voici mon bilan : 
    Samedi soir. 

    Après une journée très mouvementée, je m'installe sur mon lit pour ouvrir mon livre à 20h tapante. 
    Fatiguée, je savais que je n'allais pas pouvoir lire quelque chose de compliqué. J'avais juste prévu un comic : Justice League : La tour de Babel. 
    Ra's Al Ghul tente à nouveau d'attaquer Batman, cette fois-ci en s'en prenant à ses plus proches alliés : la Ligue de Justice. Défaits les uns après les autres, grâce à des armes et techniques de combat élaborées selon leurs faiblesses, le Démon savoure déjà sa victoire... Comment Ra's a-t-il pu disposer d'informations aussi confidentielles ? La réponse à cette question pourrait bien détruire la Ligue pour de bon !
     J'ai énormément aimé l'intrigue. Que de retournements de situation ! 
    En revanche, j'ai eu un peu de mal avec la narration. Cependant, j'ai ce souci avec certains comics. Je suis habituée aux romans où tout est précis et détaillé. J'ai souvent l'impression qu'il manque des infos ou que la narration est bâclée ... A noter que ce genre de soucis peut aussi provenir de la traduction ... 
    Niveau dessin, rien à dire. Ils sont plutôt chouettes même si parfois un des personnages a une sale tête. Mais, étant donné qu'il s'agit de Plastic Man, un héros qui se déforme, je suppose que c'est normal. 
    Pour les personnages, il y avait Flash, Wonder Woman, Batman et Superman que je connaissais et que j'apprécie beaucoup. J'ai ensuite fait connaissance d'Aquaman et du fameux Plastic Man. 
    Petit bonus : chaque personnage est présenté à un moment donné. Ce genre de détail est très utile pour ceux qui découvrent l'univers merveilleux des comics !

    Comme il me restait du temps, j'ai commencé La ferme des animaux. J'ai pu lire une 30ainte de page si ma mémoire est bonne. 

    Pour m'accompagner, j'ai bu un thé africain au miel de la marque DragonFly. (Reçu dans la thé box de Septembre dont je vous reparle dans la semaine !) J'ai beaucoup aimé son odeur très parfumé et son gout de thé alors qu'il n'y avait pas de théine. 

    Dimanche. 
    Théoriquement, j'aurai dû commencer ma lecture à 10h. Mais j'ai été retenue par une sombre histoire de croisant au miel et de lait chaud ... 

    10h20 : je reprends ma lecture de La Ferme des Animaux de George Orwell. 
    Pour me faire fuir un livre, il suffit de me le présenter comme un classique. J'ai acheté celui-là il y a presque deux ans sans jamais m'en approcher. Quelle erreur ! 
    J'ai rigolé puis j'ai eu peur ... Le pouvoir fait tourner la tête à tout le monde, humain comme cochon. Pire, même quand les "groupes" s'entendent pour être libre, ils finissent toujours par admettre la supériorité imaginaire de certains ! 
    Le style était fluide, léger mais très parlant. J'ai passé un très bon moment !! 

    11h50 : J'attaque la lecture d'un livre du Cycle de l'Invisible de Eric Emmanuel Schmitt. Si vous ne connaissez pas cet auteur, foncez ! Peu importe ses livres, ils sont tous merveilleux. (Avec un petit bémol pour ses pièces de théâtre ... mais c'est juste car je n'aime pas en lire ^^) 

    Donc le Cycle de l'Invisible est composé de 6 magnifiques romans : 
    • Milarepa sur le bouddhisme, 
    • Oscar et la Dame Rose sur la chrétienté,
    • Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran sur l'islam, 
    • L'enfant de Noé où un prêtre catholique prend sous un aile un enfant juif pendant la seconde guerre mondiale, 
    • Le sumo qui ne pouvait pas grossir sur la "zénitude", 
    • et enfin celui-ci sur la sagesse de Confucius. 
    Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la
    Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.
    Qu'est ce la vérité ?  Vaut-elle réellement mieux que l'imaginaire ? Pouvons-nous faire de celui-ci une réalité ? En quoi / qui faut-il croire ? 
    Comme d'habitude, je me suis laissée bercer par les mots. L'auteur a un don incroyable : il sait rendre vivant ses personnages en leur laissant raconter leur histoire.
    Bref, j'aime cet auteur et ses livres sont des pépites à lire et relire. 

    Au moment de la reprise
    de l'après-midi. 
    12h30 : Pause repas suivi du visionnage d'un épisode de Flashpoint. 
    Oui, je sais, il fallait lire mais vous permettez, je suis sur mon lit, dans ma chambre, je suis encore libre de faire ce que je veux ;) Puis de tout'façon, Ariest est sympa, elle ne dira rien ... enfin, je crois ... ^^

    13h45 : Je reprends avec Bord Cadre de Jean Teulé. Mais, il se passe un truc. Ce livre ne m'attire plus. Je lis au hasard quelques pages, puis la dernière phrase pour finalement le poser ... 

    14h15 : J'ai un thé de la Compagnie Coloniale au Caramel et aux fleurs dans les mains. Je laisse sa douceur me réchauffer en traînant devant la bibliothèque à la recherche d'un autre livre. Caché au fin fond de l'étagère la plus basse, je trouve un recueil de témoignages sur la lecture ... Parfait ! 
    Lire est le propre de l'homme. Témoignage et réflexions de cinquante auteurs de livres pour l'enfance et la jeunesse.
    Je me souviens qu'il m'avait été offert par une bibliothécaire. 
    Celui-ci aussi est dévoré. J'apprécie notamment le texte de Marie Desplechin. D'ailleurs, je le publierai en intégralité sur le blog dans la semaine ! Il exprime parfaitement mon avis sur la lecture et les lecteurs ! 

    15h41 : C'est l'heure de préparer le goûter ! Un thé blanc de chine de la marque Dragonfly. J'ai eu un peu de mal à le finir. Je pense que je l'aurai apprécié plus sucré. J'avais juste la flemme de lâcher mon livre. :oops:

    15h50 : Il y a quelques semaines, dans un vide grenier, je suis tombée sur un magazine Strange de Juillet 1991. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est lui qui publia le premier des comics en France.
    J'ai immédiatement craqué pour ce Strange car c'était un hors série célébrant le cinquantenaire de Captain America ! (Puis il était à 2€ ...)
    Instant vintage ! Au fil de ma lecture, j'imagine les jeunes garçons découvrant ce type de lecture et dévorant les aventures de ce super héros. 
    L’histoire est sympa ainsi que les dessins. Petit Bonus : il y a plein d'explications sur la création de mon héros mais aussi des présentations d'autres super héros. 
    Ce fut une petite pause très agréable ! 

    16h55 : L'enfant abandonnée de Gisèle Bienne. 
    Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi illisible. J'abandonne au bout de 40p. Les dialogues sont d'une incroyable lourdeur et l'intrigue ... bonne question ! 

    17h30 : Dans mon sac à main, il y a L'éloge des Séries Télé de Martin Winckler. Mon trajet en métro ayant été plus court que prévu, je n'ai pas eu le temps de le finir hier ...  En fait, il me manquait juste 10p !
    Je n'en dis pas plus pour le moment, car il mérite un article à lui tout seul ! 
    (La semaine à venir sera littéraire ;) )

    17h55 : J'ai récupéré de mon frère : Pourquoi les Blancs courent moins vite de Jean Philippe Leclaire. 
    Ce livre s'attaque à un tabou : le sport et la couleur de la peau.
    Pourquoi certaines disciplines sont-elles à ce point dominées par les Africains, les Afro-américains et les Antillais ? Sur les 80 sprinters qui sont parvenus à courir le 100 m en moins de 10 secondes depuis 1968, 78 sont Noirs. Cette mainmise s'explique-t-elle par des facteurs sociologiques, historiques ou scientifiques ? Faut-il y voir revenir les fantômes inquiétants des jeux "nazis" de Berlin en 1936 dans les stades sud-africains ?
    La cinquantaine de sportifs, scientifiques et grands témoins interrogés pour ce livre permettent de faire la part entre fantasmes et réalité. Des généticiens reconnus avancent l'hypothèse d'une prédisposition naturelle. Un prétendu "gène du sprint", l'ACTN 3, a même été identifié dès 2003 par des scientifiques australiens. Où est la vérité ? Quelles sont les coulisses de la légende noire des Jeux ? De l'Américain Jesse Owens, le sprinter qui osa défier Hitler en 1936, au champion olympique, le Jamaïcain Usain Bolt, ce "black power" est seulement perturbé par un jeune homme blond d'Aix-les-Bains, un certain Christophe Lemaître...
    Entre l'essai et l'enquête, un livre qui fera date.
    Cet essai est très lisible même pour moi qui n'y connait pas grand chose en sport. 
    Il est aussi très bien documenté. 
    Non ce n'est pas un livre raciste, c'est plutôt un livre sur histoire du racisme dans le sport et plus particulièrement dans l’athlétisme. 

    19h10: je n'ai lu que 76p Pourtant je n'avance pas plus ... 

    J'assiste à l'histoire vraie d'un Stratonaute ! J'adore ce mot !Il fait rêver ! "Bonjour, Félix Baumgartner, Stratonaute". C'est mieux que "Bonjour, Félix B, banquier" ^^ 
    Au final, j'ai préféré regarder son exploit qu'avancer dans ma lecture ! Entendre en direct un gars parler alors qu'il saute de "l'espace", ca ne vaut pas quelques pages en plus ! ^^

    Mon mini marathon s'est donc terminé plus tôt que prévu. 
    En quelques chiffres : 

    OH PUREE ! Mais en fait, j'avais signé jusqu'à 22h !!! Mais quand est ce que j'ai compris 20h ?
    Sachant qu'il est 21h44 ... ce sera pour la prochaine fois !
    Mais pfiou, j'ai honte ... 

    Donc j'allais dire : 
    Heures théoriques de lecture : 14h,
    Pages lues : 812 dont 2 comics, 2 romans, 2 essais et la moitié d'un. 
    Tasses de thé : 2. Tasses de tisane : 2. 
    Episode vu : 1.
    Heures pratiques de lecture : un peu plus de 9h. (oui, oui, j'ai honte !)

    Merci Arieste pour l'organisation et vivement le prochain ! 
    (Pour lire des critiques de bouquins, c'est par icihttp://arieste.wordpress.com/ )

    Petit Bonus : J'ai passé une bonne partie de l'après midi avec ce chanteur : http://www.youtube.com/user/peterhollens
    Misara, lectrice du dimanche ! 

    Clochette, Captain America !
    Captain America, Clochette ! 



    jeudi 11 octobre 2012

    C'est chaud: 666 Park Avenue.

    Le Mal possède une adresse!

    M'enfin, pourquoi tout le monde tape comme un sourd sur cette série ?
    C'est loin d'être une pépite, j'en conviens, mais de là à la conspuer dès qu'on la mentionne... ( En matière de nullités indigestes j'ai vu bien pire! Et beaucoup plus plébiscitées! Croyez-moi!)

    Voilà ce qui a fait entrer cette série sur ma liste des " à tester".

     Article légèrement spoiler, je le regrette mais j'étais obligée! (par un pacte de sang)

    J'ai regardé le pilote avec appréhension, attendant le moment fatidique où je ne pourrais plus tenir le "soap", ou l'absence d'histoire...et puis l'épisode s'est fini. Et ça allait.

    Alors, oui c'est sûr, là, vous n'allez pas trembler dans votre 2 pièces, hein ?!
    Ça use et ré-use des grosses ficelles du bâtiment maudit avec des méchants ascenseurs, des pièces sombres et des présages à la pelle.

    Mais c'est parfaitement regardable, j'oserais même avancer que la série pourrait ajouter un peu de profondeur à son intrigue et ferait taire les ricanements stupides de certains.
    Néanmoins, si vous voulez des frissons et des sursauts, il va falloir passer votre chemin et attendre sagement American Horror Story (Asylum) ou  The Walking Dead (Saison 3).


    J'ai vraiment apprécié la scène
    emblématique de cette photo.
    Au moins visuellement, elle est magnifique.
    Mais pour une série qui affiche une ambition modérée de « Soap Horrifique » ( Maintenant ça existe, respirez un grand coup), c'est pas si mal foutu.

    Prenez un gentil couple : Lui, Henry, espère faire de la politique, elle, Jane est architecte-restauratrice tendance chômeuse.
    Ils sont beaux, jeunes et amoureux mais sérieusement fauchés.
    Et soudain, au détour d'une annonce, une opportunité ! En plein quartier huppé de New York, l'immeuble Drake recherche un manager qui s'y connaît en vieux bâtiments. Les voilà qui foncent tête baissée et obtiennent le job ainsi que le superbe appartement de fonction ! Hourra !

    Le hic, c'est que l'immeuble est en réalité la propriété du Diable. Et qu'ils viennent d'échanger un peu plus que leur temps libre contre les avantages de la haute société. ( mais ça, ils le savent pas hein ?! Ils vivent chez les bisounours pour l'instant.)

     La trame manque d'originalité, c'est ce qui fait dire aux critiques que le pilote est soporifique.
    Franchement, pour l'instant, de retournement de situation, il n'y a point, mais le fil rouge ( la découverte du secret de la résidence) est amené avec des clins d'oeils à Amityville, des petites phrases bien à double sens de la part des résidents et quelques bonnes vieilles visions glauques.

    Voisin préféré, d'entrée de jeu!

    Les voisins de notre cher petit couple vont nous donner des instants de plaisir coupable ( «  Et ne nous soumet pas à la tentation » tout ça, tout ça), les héros sont bien écrits et l'offre de M.Diable alléchante au possible.

    Évidemment, et là encore, le plus de la série c'est le casting.





    Vous avez l'excellent Terry O'Quinn en  Gavin Doran ( inoubliable en Locke de Lost) qui nous fait un Diable businessman aux motivations encore obscures mais aux promesses létales.

    Si vous le regardez bien, vous l'entendrez chuchoter « Viens mon petit, viens ». Et moi, je pense que c'est tout ce qu'il faut pour un démon de tv-show.

    Son épouse, Olivia Doran, interprétée par Vanessa Williams (Ugly Betty et Desperate housewives)  qui continue sa carrière de décadente façon Upper East side, minaude, pas si innocemment que ça, au bras de son très cher mari.

    Face à ce couple très séduisant, on retrouve, très logiquement, les jeunes innocents qui vont se laisser (ou pas) tenter par le coté obscur.

    De lui, à part un manque pesant de charisme, on retiendra qu'il va nous la jouer aveugle jusqu'au fatal moment de LA décision. Il est joué par Dave Annable ( vu dans Brothers and sisters).

    Mais sa compagne (et non, épouse, s'il vous plaît), elle, mérite, un peu de crédit. Étant l'inemployée du couple, elle investit immédiatement le rôle de manager et explore le bâtiment sous nos yeux.
    Évitant l'écueil de la naïveté, elle se montre inquiète et réceptives aux « signes ». Pour autant, de ce qu'on en a vu, bon gré mal gré, elle se laisse aspirer par sa nouvelle vie. A elle, échoit donc le rôle de détective de la série.
    ( Jouée par Racheal Taylor qui aurait été remarquée dans Transformers...ah?)

    On  fera aussi mention des « voisins » qui, chacun à leur façon, devront « payer le loyer ».

    Si l'on peut s'interroger sur la viabilité d'une série qui se nourrit de clichés comme un geek de pâtes au ketchup, elle reste valable en majorité.

    A ceux qui me diraient « Il n'y a aucune intrigue », je répondrais:
    • Quel est l’intérêt de M.Doran à prendre nos jeunes héros sous son aile ? Un accès à la mairie de New York sans doute...mais pourquoi ?
    • Mme Doran oscille entre la menteuse pathologique, et l'abominable manipulatrice. A moins qu'elle coopère en raison d'un pacte qui la lie elle aussi ?
    • Le voisin va t'il céder à sa très belle tentation ?
    • Où est la porte que Jane a vu en rêve ?
    • Qu'est-il arrivé au culte mystérieux dont on nous rabat gentiment les oreilles ?

    Suffit que les scénaristes cessent de nous abreuver de discussions spécieuses sur la vie des riches, et, peut être, on s'amusera vraiment! (Your daily optimism brought to you by Drac)

    Entre temps, j'ai vu l'épisode 2 " Murmurations" qui présente une autre voisine à problèmes. Le tout est sympathiquement "hitchcockien". Je continue mon exploration.


    Votre conseillère juridico-télévisuelle.
    Drac
    PS: Ne signez pas n'importe quoi enfin! Non sérieusement, lisez les conditions, quoi !

    lundi 8 octobre 2012

    C'est chaud : la reprise de Once Upon a Time.


    Once Upon a Time fut ma série coup de cœur de l'année dernière !
    Après un final époustouflant,  (Il n'y a pas que Winter qui coming, Magic aussi !!), nous avons dû endurer la pause estivale.

    Depuis hier  une semaine, j'étais excitée comme une puce à l'idée de la reprise ...
    Enfin, ce fut lundi matin !
    Mais ce ne fut pas aussi bien que je l'avais espéré. J'étais toute heureuse de retrouver mes personnages favoris mais je me suis presque ennuyée pendant 40 minutes !

    Je ne me voyais pas dire du mal d'une de mes séries préférées. Alors, j'ai été patiente. J'ai attendu l'épisode suivant ... Oh oui !!! Tout est rentré dans l'ordre et j'ai eu de nouveaux des petits frissons de surprise !

    Le commentaire à venir est forcément spoiler. Je vais essayer d'en dévoiler le moins possible mais je vous conseille d'avoir au moins vu la première saison avant de lire ce qui suit !
    Tout comme il est préférable de connaitre un minimum le speech de la série. Je n'ai pas pris le temps de vous la présenter ... Au pire, la promo vous expliquera deux trois trucs. 



    Episode 201.
    So, la magie est revenue dans StoryBrooke.
    Et maintenant, que vont-ils faire,
    De tout ce temps, que sera leur vie ???

    J'ai aimé : 

    L'inconnu du début : 
    Durant les premières minutes de l'épisode, je me suis demandée si je regardais bien Once. L'image était totalement différente, le lieu aussi et le visage du héros à l'écran n'était pas montré ...
    Puis un oiseau se pose sur sa fenêtre et lui laisse une carte postale de Storybrooke ... Mais c'est qui ce gars qui a pu s'échapper de la malédiction et/ou qui est au courant de toute l'histoire ????

    Les retrouvailles entre les héros. 
    Ainsi Mary Margaret / Snow White est très heureuse de retrouver Ruby / Red. Toutes deux étaient très amies du côté des Contes de Fées. Dans la réalité aussi, mais elles ne partageaient plus les souvenirs de ce qui les avait rapprochées.

    Emma qui doit faire face à la réalité.
    Ben oui, maintenant, elle a enfin la confirmation que son papa est le Prince Charming et sa maman est Snow White. La jeune princesse semble avoir du mal à appréhender son héritage familial. Elle préfère remettre cette conversation à plus tard ...

    Prince Philip, la Belle au Bois Dormant et Mulan. 
    Trois petits nouveaux non pas à Storybrooke mais du coté des Contes de Fées.
    Très bon choix de princesses (et de prince ... mais qu'il est chou !!). Leur Mulan est une vraie guerrière, j'aime beaucoup ce parti pris.

    Regina, la vilaine sorcière. (A noter que l'expression "Vilaine sorcière pas belle" ne lui convient pas car elle a une classe folle !)
    Tous les sujets du Royaume ont un compte à régler ... ils cherchent donc à lui faire la peau ...

    Je n'ai pas aimé :
    Emma ne va pas encore faire face à la réalité. 
    Elle et sa mère sont envoyées du coté des contes de fée ... la réunion de famille attendra ! Pourquoi les séparer alors qu'il venaient à peine de se retrouver ?? C'est trôp nul !

    Prince Philip, la Belle au Bois Dormant et Mulan. 
    Heu, les gars ... c'est quoi cette histoire entre le Prince Philip et Mulan ?? Oké, oké, vous pouvez réecrire les contes de fées mais heu ... là quand même, je ne suis pas très emballée.

    Régina et la vengeance ratée. 
    Ben oui, c'était trop beau pour être vrai ... Au final, ils aident Régina à sauver sa peau ...

    En conclusion : 
    C'était un épisode de transition ... dommage de l'avoir programmé en entrée de saison sans nous offrir une bonne conclusion du final de la saison passée !
    Cependant, je reconnais avoir attendu avec impatience cet épisode. Comme souvent, quand nous attendons  avec autant d'espoir quelque chose, il y a de grandes chances d'être un peu déçu ...

    Episode 202 ! 
    Soupir de soulagement, j'ai retrouvé ma série fétiche ! 

    J'aime Once pour les détails. 
    Par exemple, quand Charming retrouve le Mad Hatter, il tient un lapin entre les bras et juste à côté de lui, il y a une boite d'un service à thé en dînette ...
    Autre exemple, quand Charming va "combattre" Régina, il le fait avec son épée ! Ben oui, normal !
    Un dernier exemple pour la route, parfois, il suffit d'un battement de cil pour faire démarrer une nouvelle histoire ;)

    J'aime Once pour les personnages. 
    J'adore détester Rumpelstiltskin car je ne sais pas si c'est un gentil ou un méchant. Même chose pour Régina,  qui m'a énervée toute la saison 1 pour au final me briser le cœur dans cet épisode ...
    "Je ne sais pas trop comment aimer... "

    Ruby/Red est courageuse et intelligente. Elle seule demande à Régina ce qu'elle veut. C'est aussi elle qui va remettre Charming sur le droit chemin. Tout comme elle aide les "réfugiés". Go Ruby, Go !!
    Même pas peur de la vilaine sorcière  !
    Dans cet épisode, on voit enfin les personnages gérer leurs doubles facettes. Il se trouve que dorénavant, il peuvent quitter Storybrooke sans mourir. Seulement, ils perdront la mémoire de leur "alter-ego magiques". Faut-il rester dans une ville avec une vilaine sorcière ou "s'abandonner" pour une nouvelle vie ?
    Prince Charming a le devoir de prendre soin de ses sujets. C'est à lui de s'assurer de leur bien être. Comme lui, je pense qu'un personnage de conte de fées ne doit pas devenir quelque d'autre pour avoir la vie sauve. Ils doivent se battre. C'est là qu'entre en scène le prince et son charisme.
    (J'ai un faible pour les discours improvisés qui tombent juste ... Captain América, le Captain de Last Resort et maintenant celui-ci : )
    “Storybrooke David was, is, weak, confused, and he hurt the woman I love. I wouldn’t give up being Charming just to be him, but you know what? I wouldn’t make the other trade either. Because that David not only reminds me of who I lost, but who I want to be. My weaknesses and my strengths. David and the Prince. I am both. Just like you. You are both. The town is both. We are both.
    Si ce n'est pas un discours sur l'acceptation de soi, j'y connais que dalle !

    Ha oui, au fait !! Maintenant que Emma et Snow ne sont plus là, c'est à Charming que revient la charge de s'occuper de son petit fils ... Je vais adorer les scènes à venir !



    J'aime Once pour les flash-back. 
    Pourquoi les personnages sont-ils qui ils sont ?
    Le changement est-il possible ? Seront-ils tirer des leçons de leur passé ?
    Regina peut-elle redevenir la gentille jeune fille optimiste ?
    Au passage ... c'est quoi son lien avec Rumpelstiltskin ???

    J'aime Once pour les dernières minutes. 
    Il y a toujours un "wahoo" à la fin pile au moment où on ne s'y attend pas ... J'avais prévu celui du 201, le 202 m'a bluffé !

    Ce que j'attends : 
    Je vais faire simple afin de ne pas trop rallonger cet article : 

    • Les retrouvailles de la famille princière. 
    • Un vrai méchant à combattre ! Comme le Dragon de Maléfice par exemple. 
    • De la poudre de fée ! C'est toujours utile ...
    • Rencontrer le mystérieux inconnu du 201. Le père d'Henry ? 
    • Savoir quel est l'alter ego du Docteur Whale. 
    • Le bonheur du Mad Hatter. 
    • Pinocchioooooooooooooo !!! 
    Faut-il regarder ? 
    Mais bien entendu que oui!!! 



    Vivement la semaine prochaine !!!
    Misara. 



    *Le David de Storybrooke était ... est faible, perdu et il a blessé la femme que j'aime. Je n'abandonnerai pas Charming juste pour lui. Mais vous savez quoi ? Je n'abandonnerai pas non plus David. Parce que David n'est pas seulement un rappel de ce que j'ai perdu mais aussi de ce que je veux être. Mes faiblesses et mes forces. David et le Prince. Je suis les deux. Comme vous. Vous êtes les deux. La ville est les deux. Nous sommes les deux.


    vendredi 5 octobre 2012

    Cookies plus ou moins improvisés !

    Avant toutes choses, je dois vous avouer quelque chose : je ne sais (savais) pas faire de cookies. En fait, j'ai toujours peur que mes gâteaux ne soient pas assez cuits alors je les laisse plus longtemps ... et bam, ils durcissent de trop et sont parfois carrément immangeables !
    Mais ! Mais, c'est la seconde fois que j'en réussis alors je me suis dis que je pouvais partager ma recette ! 

    Avant de continuer, je dois encore vous avouer quelque chose : à la base, je devais suivre la recette de mon livre. En fait, comme je n'avais pas ce qu'il fallait, je me suis adaptée ! Coup de bol, le résultat fut très bon ! 

    Cookies à la cannelle, à la poudre d'amande et aux raisins. 

    Ingrédients : 
    200g de beurre doux
    125g de sucre en poudre 
    125g de sucre brun 
    2 pincées de sel 
    2 oeufs entier + 1 jaune. 
    250g de farine 
    170g de poudre d'amandes
    1 càc de levure chimique
    1 càc de cannelle 
    100g de raisin secs 
    Un fond de paquet de noix hachées. 

    Au commencement, le beurre a été fondu. Puis mélangé avec les deux sucres. 
    Une fois la mixture devenue crémeuse, le sel et les oeufs ont été rajoutés. 
    Une fois tout bien incorporé, c'est au tour de la farine, de la poudre d'amandes, de la cannelle, des raisins et des noix. 

    Puis la pâte va se reposer une heure au réfrigérateur. 

    Ensuite, vous n'avez plus qu'à prendre votre "truc à faire des boules de glace" pour faire des boules de pâte à cookies. (Pour éviter que vos boules restent collées, vous pouvez trempez le truc bidule dans de la farine à chaque fois). 

    Une fois le four chauffé à 205°, vos pré-cookies vont prendre un coup de chaud pendant une petites dizaine de minutes. 
    Quatre fois* dorés, ils ont besoin de refroidir un petit peu ... c'est prêt !! 

    Vos cookies doivent être mous à la sortie du four ! Ils doivent normalement durcir. Sachez que les miens étaient légèrement moelleux à l'intérieur. Après c'est qu'une question de choix ! Au pire, rien ne vous empêche de les remettre quelques minutes au four :)

    Oui, c'était mon goûter ^^


    César, césar : 
    Je me suis inspirée d'une recette de ce livre. (Il fallait mettre 250g de beurre, 200g de petits flocons d'avoine à la place des amandes et précisement 50g de noix hachées)
    Editions : Les petits plats chez Marabout. 
    Prix : 8€
    J'en suis à 4 recettes d'effectuées et ce n'est pas terminé. Les explications sont très claires donc toutes les recettes semblent faciles ! 
    La suivante ? Des cinnamon rolls !


    Bon goûter  ;)
    Misara

    *Jeu de mots, jeux de Ramoucho ! (... pardon ...) ^^ 





    mardi 2 octobre 2012

    C'est Chaud: VEGAS

    La simplicité du jingle m'a séduite, j'avoue.

    Le 25 septembre dernier, sortait sur la chaîne CBS , la série que j'attendais sans doute le plus pour l'automne.
    Il s'agit de « VEGAS », sorte de tv-show historique à mi-chemin entre le policier, le western et la série de gangsters.

    Petite promo, bien sympathique "I'm the law here!"

    L'histoire est inspirée de la vie du dernier cow-boy de Las Vegas, soit le shérif Ralph Lamb, qui fit régner la justice d'une main de fer durant les années 60. (Se mettant, par la même, à dos tous les patrons véreux des casinos.)

    « Ralph Lamb aurait préféré rester tranquille à diriger son ranch, mais Las Vegas grossit au rythme effréné de ses migrants et de la corruption qui les accompagne et s'infiltre jusque dans le quotidien-même du cow-boy. Se souvenant que celui-ci fut Commandant dans la Police Militaire pendant la 2e Guerre Mondiale, le maire en appelle à son sens de la justice pour enquêter sur la mort d'un employé de casino - et ainsi commence le duel entre Lamb et Vincent Savino, un impitoyable gangster venu de Chicago qui projette de contrôler Vegas.
    Deux adjoints assisteront Lamb dans sa lourde tâche: son diplomate et incorruptible frère, Jack, ainsi que son charmant mais impulsif fils, Dixon. L'ambitieuse assistante du procureur Katherine O'Connell, qui a grandi dans le ranch voisin de celui des Lamb, prêtera également main forte dans ce combat pour préserver la Justice. À VEGAS, deux hommes puissants -Lamb et Savino- s'engagent alors dans un bras de fer acharné pour contrôler le florissant oasis, et pour chacun d'eux, flancher n'est pas une option possible. »


    C'est bon, vous y êtes ?

    La série balance allègrement entre les genres mais la constante reste l'animosité (encore embryonnaire) entre les protagonistes principaux que sont Lamb (Dennis Quaid) et Savino (Chiklis).

    Le pilot rentre immédiatement dans le vif du sujet avec l'assassinat de la fille du gouverneur et notre pauvre Lamb qui se retrouve à enquêter pour des raisons bien éloignées du devoir.


    Quelques explications sur qui est qui  ( poussives selon moi, il faut vraiment ne pas être dans l'action pour louper les « gentils » et les « méchants ») et en avant pour une visite presque touristique de Las Vegas à ses débuts.

    Voilà, hélas, l'énorme écueil de ce pilote, et sans doute de la série : le classicisme et la tiédeur.
    Malgré une esthétique léchée, façon lampes au phosphore, Stetsons, Winchesters et bandits manchots, j'attendais un peu moins de propreté.
    La ville du vice semble soudain bien terne, certes aussi superficielle qu'elle le doit, mais un peu trop aseptisée.
    Pour l'instant, ça se parle bien, ça se cogne gentiment, ça saigne pas ou peu.

    Comprenons nous bien, je suis nourrie à Breaking bad, Dexter et Sons of Anarchy...moi , quand on me parle de gangsters des années 60, je les veux avides de pouvoir, d'argent, amateurs de starlettes prostituées et le nez plein de coke !
    Aie, la déception !

    Le pilote n'évite pas non plus les affreux clichés des séries qui veulent tout bien vous séparer (parce que vous, pauvre téléspectateur, êtes idiot).
    C'est bien simple, à l'image de cette promo, c'est blanc ou noir.
    Alors vous avez droit aux flics corrompus, aux accents traînants, aux courses poursuites cheval /voiture et aux spaghettis de la « mama ».

    Non, l’intérêt de la série réside dans ses acteurs et leur opposition fondamentale. Les héros fonctionnent par antagonisme mais sont tous les deux au premier plan !


    (Vous ferez, comme moi, le rapprochement immédiat avec la série Justified, qui se classe quand même largement au dessus)

    Pour interpréter Ralph et Vincent, CBS s'est fournie en poids lourds.

    Le shérif Lamb, bourru à souhait, incorruptible et malin, c'est Dennis Quaid.( L'enfer du dimanche, Le jour d'après).
    D'entrée de jeu, vous l'avez cerné : justicier plus qu'homme de loi, borné, n'hésitant pas à utiliser ses poings pour se faire comprendre, c'est l'image même du cow boy qui n'a rien demandé mais va faire de son mieux.
    Je suis désolée de le dire, parce que j’apprécie Dennis Quaid, mais de ce que j'ai vu, il nous le joue incapable de ressentir autre chose que de la colère...
    Il s'énerve, il menace, il tape, il s'énerve encore et fait la moue. Sans être désagréable, son interprétation appelle à quelques variations de toute urgence.
    A noter une baston initiale tellement fausse que j'en ai ri! Mais rassurez vous, ça s'améliore !

    Face à lui, vous avez Michael Chiklis (The Shield, Fantastic Four) en Vincent Savino : là, rien à dire, il est parfait en voyou de haut vol, patron mafieux à la conquête du monde et chef réfléchi du clan. Il apporte cette touche nécessaire de classe et de violence qui donne du relief à la série. Son jeu est fluide ( à l'image de l'esprit de l'homme) et sonne juste.
    Reste à le salir un peu.

    Coté second rôle, hélas, jusqu'ici, on n'en a pas vu grand chose.

    Carrie Anne Moss (Matrix, Chuck) est très bien dans son rôle qui oscille entre la femme fatale, futur "love interest" des deux hommes (et ça, ça pourrait sauver un pan entier de la série), et la bonne copine qui va prêter main forte au nom de la justice.
    Jack, shérif adjoint, accessoirement frère de Lamb est parti pour être l'un de mes préférés, il est interprété avec retenue et détermination par Jason O'mara ( heureusement rescapé de Terra nova et Life on mars US). J'espère qu'on en apprendra plus sur lui et qu'il aura son moment de gloire.

    Alors...Tata Drac, qu'en retenir ?

    • Qu'il y a un vrai investissement scénaristique et technique pour vous montrer un Las Vegas idéalisé des années 60. 
    • Que le fil rouge, quasi inexistant dans le pilot devrait parler de corruption et de gros sous. (Et ça, c'est toujours cool).
    • Que les acteurs se démènent avec des textes parfois plats et des scènes d'actions tièdes pour en tirer, sans doute, le meilleur.
    Faut-il continuer à la regarder ?

    Peut être.
    Je vais en tout cas regarder les quelques épisodes suivants en espérant qu'il y aura eu quelques rectifications après ce début en demi teinte.
    Et puis, Michael Chiklis de retour à la télé, ça n'a pas de prix.


    Votre reporter un peu déçue,
     Drac