mardi 6 septembre 2011

The Murdoch Identity


L'été est souvent synonyme de désespoir pour la fan girl. Les séries qui nous intéressent sont toutes finies ou, dans le meilleur cas, stoppées pendant deux mois.
Nous tombons toutes dans une torpeur qui ne s'éloigne qu'avec les teasers de septembre.
Parmi les plus optimistes, au rang desquelles nous sommes, Misara et moi, il y a celles qui en profitent pour découvrir des Tv shows laissés pour compte.
Celle ci est un petit bonus. Depuis trois ans, l'été avec Drac c'est Murdoch Mysteries. Le Grand Rattrapage.
Voilà une petite série canadienne sans prétention, produite par CityTV et qui a fait son chemin jusqu'à mon cœur.
Les « Murdoch Mysteries » sont même arrivés jusqu'à nous en Juillet 2008, mais France 3 après avoir constaté la faiblesse des audiences, n'a pas donné suite.
Comme je l'ai découverte de cette façon, j'étais plutôt frustrée de la déprogrammation après seulement 6 épisodes.
Franchement ce n'est pas un chef d'œuvre, mais il est impensable, de mon opinion, de la traiter de navet!
Cet été, on nous a programmé deux épisodes le 4 septembre...aucune certitude que ça continuera.( ça sent le remplissage de soirées sur France Télévision)

Promo de la saison 4 à l'hiver 2011.
Comme son nom l'indique, la série propose les aventures de William Murdoch, inspecteur à Toronto sous le règne de la Reine Victoria.
Il s'agit de l'adaptation réussie des best-sellers outre atlantique de Maureen Jennings qui  a su créer un personnage terriblement en avance sur son temps! (Et pour cause).
Voilà donc le détective Murdoch, passionné de « nouvelles technologies » (c'est un geek de l'époque si vous voulez) et qui se sert de ses capacités de déductions pour résoudre des crimes.
Oui, je vous l'accorde cela n'a rien d'exceptionnel, c'est très Sherlock Holmes.
C'est encore « un truc en costume ».
Mais rester à ce genre de critique prouve que vous ne regardez pas Murdoch Mysteries.
William fait progresser la police de son époque en développant les techniques dites « modernes » d'enquête.
Promo de la saison 1.
Où l'on vous fait croire qu'ils sont sérieux.
On y trouve donc, pèle-mêle, l'utilisation des empreintes digitales, l'ancêtre du Luminol (pour les traces de sang), les miroirs sans teint, la découverte des micro-ondes...etc

Murdoch a cette faculté de vous « enseigner » des faits historiques et des éléments de culture générale en les disséminant dans les intrigues.

Vous ne pouvez pas voir le suspect dans le noir? Pas de souci, William fabrique des lunettes de vision nocturne!
Vous ne pouvez pas le prendre sur le fait? Et si un appareil photo se déclenchait grâce au mouvement?

Rares sont les épisodes où une technique toute récente pour l'époque n'est pas mise à l'honneur.
On prend plaisir, depuis notre XXIème siècle, à deviner ce qu'ils vont fabriquer dans ce bureau.
Les moments de « Et si on avait, disons, des sortes de... » sont géniaux.

Ecoutez la description du matériel, essayez de comprendre où il veut en venir et vous vous entendez crier « Internet?! » ou « Le fax, il invente le fax! » et encore « il s'extasie sur un ascenseur! »

Bien sûr ce n'est pas Murdoch qui revendique par la suite son invention...sont pas fous les scénaristes!

Bien situé dans son époque (environ 1890), la série propose également un regard sur les mœurs de l'ère victorienne: rôle des femmes, place des descendants d'esclaves, maladies mentales encore méconnues, religion et pudibonderie.

Les enquêtes en elles mêmes sont prenantes. Pas franchement complexes.( Sauf une ou deux qui m'ont larguées complètement).
Il m'est souvent arrivé de deviner le coupable. (Parfois rien qu'à son look..)
Mais ce n'est pas vraiment important puisque vous attendez surtout de savoir comment Murdoch va coincer le sale type!
On peut quand même se faire surprendre par de beaux retournements de situations.
L'ambiance oscille habilement entre le complot gouvernemental et le huis clos façon Agatha Christie (mes histoires préférés car j'aime les situations « trop riches pour être honnêtes! »)
On a même des épisodes de pure fantaisie tel que le final de la 4ème saison « Murdoch in Wonderland » (Je vous laisse deviner) ou encore « Convalescence » (saison 2) qui sortent agréablement de l'enquête routinière.

Bien le bonjour, mesdames
Murdoch lui même est un être attachant et qui suscite toujours votre sympathie. (Il joué par le séduisant québécois Yannick Bisson connu pour son rôle dans « Sue Thomas »)

Là, je vous assure qu'il n'a rien à voir avec Holmes.

Le détective est aussi brillant que coincé ( parce qu'il a été élevé par des jésuites selon lui), poli a l'extrême, calme et désespérément gentleman.

Grand enthousiaste des sciences modernes, il est régulièrement en conflit avec ses croyances religieuses ce qui donne beaucoup de profondeur au personnage.
Sous ses aspects rigides c'est un homme plein de passion, bourré de talents cachés et enclin à la rêverie au travail.


L'une des meilleures parts de cette série c'est aussi sa vision des choses: lorsqu'il pense quelque chose, l'action vous le met en scène. Ça rend terriblement vivantes certaines de ses pulsions. (Et vous y croyez donc vous faites « enfin! Ah? Eh bien non.." Mais qu'est ce que c'est drôle!)

Dans ses enquêtes, il est aidé par trois personnes qui constituent la totalité de ses relations sociales. (Un geek je vous dis!)
Le fine fleur de la police de Toronto. Rien que pour vos yeux.
En tête desquelles le Docteur Julia Ogden (Hélène Joy) que toute femme ne peut qu'aimer.
Le docteur Ogden partage avec Murdoch la passion pour la technologie, qu'elle met en pratique dans sa morgue afin de venir en aide le plus souvent possible au détective.
Ce sont les experts à elle toute seule.

L'amour au temps de l'industrialisation. C'est dur.
Belle et intelligente, je ne vous gâche rien en révélant qu'elle fascine notre cher William.

Mais contrairement à lui, qui se montre souvent prompt aux préjugés, c'est une femme résolument moderne. Elle milite souvent à la limite de l'acceptable pour son époque, revendique ses batailles pour arriver à exercer librement son métier, ne prend pas de mari par choix...
Et ce, en étant parfaitement féminine, souriante, gracieuse et excessivement bien élevée.
( Message du comité de soutien des féministes « Non aux bourrinasses bien masculines et caricaturales de séries »)

C'est le personnage qui recèle le plus de secrets, que le téléspectateur apprend toujours avec émoi.
Sa relation avec Murdoch est tout simplement divine. Et irritante. Divinement irritante?

Époque victorienne oblige, ces deux là se tournent autour et se sourient mais leur histoire est impressionnante de lenteur. (Shippers, shippeuses, armez-vous de patience, vous allez grincer des dents). Et à même temps, je mentirais en disant qu'elle n'est pas un élément à part entière de la série.

Le supérieur de Murdoch, l'inspecteur Brackenreid (Thomas Craig) représente la police à l'ancienne.
Bourru et colérique, il voit souvent d'un mauvais œil les méthodes trop indirectes de son détective.
Il privilégie l'action à la réflexion mais reste un très bon enquêteur.
Sa vulgarité souligne encore plus un personnage haut en couleur, qui cache, bien entendu, un cœur tendre et paternel pour son équipe.
Il se range finalement toujours aux décisions de Murdoch et le soutient même quand il ne comprend strictement rien à ce qui lui est exposé.

Enfin, le dernier membre de l'équipe est le réjouissant Constable Georges Crabtree. (Jonny Harris)
Assistant de Murdoch, c'est un enthousiaste qui a tôt fait de prendre William pour exemple.
Franchement maladroit, il n'entre tout de même pas dans le cliché du « boulet » et se montre souvent utile.
C'est sur lui que repose une grande partie des situations comiques, soit que son intervention apparaisse parfaitement hors de propos ( Il a beaucoup de tantes, à qui il est arrivé beaucoup de choses), soit que ses hypothèses dans un premier temps séduisantes, finissent dans le délire le plus total. (Sous les yeux médusés de Murdoch généralement).
Ses idées parfaitement anachroniques sont aussi un classique des épisodes.
C'est aussi le personnage qui subit le plus d'évolutions et qui entre parmi vos préférés par la porte de derrière, quand vous croyez n'avoir d'yeux que pour le personnage principal.

La série propose aussi des personnages secondaires récurrents qui vous font glousser de plaisir:
  • Le constable Higgins, « Dupont du Dupond » Crabtree.
  • L'aventureuse sœur de Julia: Ruby Ogden, libre, très libre journaliste d'investigation.
  • L'envoyé du gouvernement, agent secret multi-fonctions « Qu'on-sait-toujours-pas-c'est-quoi-son-travail »: Terrence Meyers.
  • Nicolas Tesla (oui, oui l'inventeur et idole de Murdoch)
  • Les richissimes époux Pendrick. (Madame est belle, Monsieur est intelligent. Non attendez...)

La série est l'occasion de « rencontrer» des personnalités telles que Conan Doyle (bien sûr!), H.G Wells, Houdini, le prince Albert..
Chacun apportant son savoir à telle ou telle enquête tout en dévoilant un aspect de leur personnalité auquel vous ne penseriez pas forcément...

"J'aime me balader avec vous, William, on ne s'ennuie jamais."
Bref, une série qui manque cruellement de moyens mais qui a su faire sans. Des personnages attachants, des enquêtes bien différentes les unes de autres..que demande le peuple?

Ce n'est pas LA série que je conseillerais à tous et toutes de voir. Mais elle mérite que l'on parle d'elle et qu'on l'essaie.


Vous vous fichez éperdument de savoir que:

  • L'inspecteur Murdoch est en réalité « Détective Murdoch » . Les deux appellations sont utilisées indifféremment mais le poste d'inspecteur lui est réellement et définitivement refusé dès la 1ère saison. Je vous laisse regarder pourquoi.
  • Le personnage de Murdoch est carrément à l'opposé de son interprète qui confesse être accro au sport, notamment le hockey (ce qui nous donne un William « bien bâtit et beau ») et être très souvent grossier. C'était  aussi un séducteur d'après ce que j'ai lu. Mais désolée les filles, il s'est rangé.
  • La série est en réalité une séquelle de trois téléfilms mais avec un casting différent:
Detective Murdoch Mysteries trilogy (2004):
Except the Dying
Poor Tom Is Cold
Under the Dragon's Tail
  • Elle a gagné trois Awards: Un Director Guild of Canada (Je ne sais pas ce que c'est, et à la lecture des catégories..toujours pas) et Deux Gemini (leur Golden Globes)
  • Les studios de Toronto ayant fermés avant le début du tournage de la saison 3, on peut signaler que c'est une série vagabonde.
    Cela dit, elle est majoritairement tournée dans l'Ontario et parfois en Angleterre.
  • Peu connue de par chez nous, elle est très difficile à trouver sous titrée. Quand c'est fait, il faut encore s'envoyer les pires traductions et fautes d'orthographes que je connaisse.
    L'un des rares cas où je recommande la version française, au moins pour les deux premières saisons.
Animation de Francis Manapul.
Mais Crabtree? Où est ton uniforme?
  • Murdoch Mysteries c'est aussi 13 webisodes absolument jouissifs appelés « Curse of the Lost Pharaohs », du nom du roman policier que se crève à écrire Crabtree durant la saison 4.(Vous sentez immédiatement le gag à répétition? Oui c'est le cas.)

    L'histoire illustre donc l'enquête inventée par le constable. Il y raconte à la première personne la « malédiction » qui frappe 13 égyptologues.

    Un mélange de scènes tournées par les acteurs et d'animation (par le canadien Francis Manapul) nous transporte dans l'univers de Georges. 

    La websérie n'est disponible que sur CityTv.com pour l'instant. Et nous ne sommes pas du bon coté de l'Atlantique...
    Le trailer plutôt réussi.

    Julia en robe rouge sexy.
    Oui, nous sommes dans l'esprit de Georges.

    Je parie que ce soir vous N'AVIEZ rien à regarder...
    DRAC

vendredi 19 août 2011

Torchwood est mort...Vive Torchwood!


 
 Le renouveau de la quatrième saison de Torchwood est l'occasion pour moi de regarder de plus près le phénomène d'américanisation des TV Show anglais.

Après Docteur Who, dont le tournant de la cinquième saison s'orientait clairement vers la recherche d'audience outre Atlantique; le lancement de Torchwood version Yankee devait être étudié à la loupe.

Je ne sais pas trop où mettre l'alerte Spoiler, vu qu'une grande partie de la lecture de cet article tendrait à gâcher votre intérêt pour les débuts de la série.
Je vais donc avertir généralement pour de LEGERS Spoilers, et je mettrais l'alerte plus loin pour les explications concernant les saisons 1 à 3.

Torchwood est un spin off. Assez bien écrit pour s'être totalement affranchit de son ainée Dr Who. (Dont elle est un anagramme plutôt simple).
Il s'agit donc d'une série qui se revendique à la base « science fiction ». Mais on peut y ajouter « policière » « action » « espionnage » «humour » (Désolée chers scénaristes, je sais que vous n'aimez pas ça...).
Elle était produite jusqu'en 2010 par la BBC sous la direction de son créateur Russel T Davies.
Sa première diffusion a pris place entre les saison 2 et 3 de Dr Who, à savoir Automne 2006.

Torchwood, c'est Dr who sans la censure avec tout ce que cela implique de désespérément humain.
La version anglaise présentait les aventures d'une unité spéciale qui luttait contre la vie extra terrestre. Pour cela, elle surveillait une faille spatio-temporelle sous la ville de Cardiff. La base était construite carrément sur cet énorme trou dans l'espace. Pour plus de fun..sans doute.

Là, je sens que je vous ai perdu.
« Mais c'est quoi ce truc? ».
Et bien, c'est la vie du Capitaine Jack Harkness (John Barrowman), découvert et perdu de vue dans Docteur Who (Au grand dam des fans qui s'étaient énormément attachés au play-boy futuriste.).





Petit rappel: Ancien « time agent » rebelle, il rencontre le docteur alors qu'il se cache sur Terre au beau milieu de la Seconde Guerre Mondiale. Une suite d'incidents invraisemblables et passionnants le fait échouer à Cardiff en 1892.


De Gche à Drte: Ianto, Gwen, Jack, Tosh, Owen: la Dream Team
Mais Torchwood c'est surtout l'histoire de sa rencontre avec Gwen Cooper, jouée par Eve Myles, et l'intégration de celle ci à son unité très spéciale.
Elle y rejoint l'experte en informatique Toshiko « Tosh » Sato, le médecin Owen Harper et le discret Coffee boy, gardien de la base , Ianto Jones.


Pour ceux qui ne sont pas des aficionados, Torchwood fut crée en 1875 pour lutter en toute discrétion contre « ce qui vient d'ailleurs ».
Les différentes unités à travers l'empire britannique ne se fréquentent quasiment pas et les équipes enquêtent assez aléatoirement sur leur territoire.

Mais alors qu'est ce qui est si bien, si addictif dans cette série?
Et bien, les personnages et les histoires abracadabrantes (je vous passe les détails sur les épisodes où les gens mangent de la baleine galactique, le pire mariage de tous les temps ou l'énigme poignante des photos de chaussures.). C'est sérieusement captivant. Magie de la rencontre de pleins de gens qui connaissent leur boulot, je présume.

Mais on le regarde avant tout pour le ton décalé, très provocateur du scénario.
Jugez plutôt: le héros principal est un « Pansexuel » à la limite de l'érotomanie, la « fille » tire, frappe, et jure sans arrêt, le Coffee boy sensible s'occupe des cadavres...et du chef.

Russel T Davies lorsqu'il raconte la genèse de cette histoire, parle d'un Dr Who plus adulte. Il rêve d'un univers violent et charnel bien différent de la série originale.
Pour qui connaît les deux, c'est une complète réussite:  Les scénaristes jettent leur frustration dans Torchwood quand on leur interdit certains propos dans la série phare. (Dr Who est une série familiale à la base, souvenez-vous...)
Les clins d'œils se multiplient sans que nécessairement les séries puissent être confondues.

Sous ses aspect fantasques, à la limite de l'halluciné (ils ont un ptérodactyle de compagnie quand même), Torchwood est une série tragique.
Il suffit de regarder l'Arc « Children of Earth » de la troisième saison pour s'en rendre compte. Comme son nom l'indique, s'attaquer à des enfants, c'est MAL.(Et génial).

Les thèmes abordés frisent généralement l'irrévérence et on en redemande:
  • Le sexe en général est le pivot de nombreuses relations, il est vécu par les membres sans a priori et ouvertement discuté.(Même en rase campagne, dans un tuyau d'évacuation, à la morgue...). L'homosexualité et la bisexualité sont ultra présentes: les blagues salées sont quotidiennes dans les sous sol de Cardiff. On a comme l'impression que Jack déteint sur son équipe à force. Ce n'est pas pour nous déplaire.
  • La violence n'est jamais gratuite mais c'est surtout elle qui éloigne le spin off de l'original.Le docteur déteste les armes, alors qu'à Torchwood on tire et on pose les questions ensuite. (Si on pense à les poser.)
  • L'humour noir est décapant, j'en profite pour signaler que les répliques du majordome Ianto sont parmi mes préférées, toutes séries confondues.On y entend notamment une discussion sur la sexualité de Tintin, un nombre incalculable de jeux de mot sur la mort d'un équipier, et plus généralement des digressions fascinantes sur le monde mystérieux de Jack Harkness. (Ecoutez le réciter du Proust en prison pendant qu'Owen vomit ses tripes).
  • Le politiquement incorrect est la cerise sur le gâteau des épisodes, ça balance à tout va, ça se fiche de tout et pourtant, on les aime. Passionnément dans mon cas. 
  • Chaque personnalité est fouillée, c'est ce qui fait la force des Tv show de la BBC: L'informaticienne est une amoureuse secrète, le médecin n'est pas si insensible, Gwen est une petite amie hésitante, Ianto ne devrait pas être là...(Que de belles pistes!)
Bien sûr on a ses préférés, on imagine telle ou telle relation, évolution, séparation mais c'est Torchwood: ça veut dire que vous vous êtes outrageusement fourvoyés dans vos spéculations!


Autant le dire, les scénaristes ont tué tout le monde.
Toshiko et Owen meurent à la seconde saison dans une scène lente, larmoyante à souhait.
Suivis ,au grand désespoir de la population britannique, par le si génial Ianto dans « Children of earth ».
Sa mort, si elle est « utile» selon les propres termes de Davies, vous fend le cœur, l'interprétation est si dure que je me suis demandé si je regardais encore la même série.

En le tuant, ils ont aussi, volontairement, mis un terme à la vie de Torchwood Cardiff.
Voilà le sens de ma longue introduction.
Bon d'accord, de la longue première partie de mon propos.

Souvenez vous, nous laissons nos héros survivants dans un bien triste état après les événements de Children of earth: le capitaine Jack, désespéré de ce qu'il a du faire pour sauver la Terre s'enfuit dans la honte. (A savoir sacrifier son amant Ianto et son petit fils qu'il connaissait à peine) Quant à Gwen, enceinte, elle le supplie de rester mais est abandonnée dans un terrain vague.

J'étais mortifiée moi aussi. Je connaissais la situation délicate à la BBC sur le changement de staff pour Docteur Who et les ambitions étoilées de Davies.

J'ai cru un moment que c'était fini. Et puis, un jour, une rumeur, bientôt confirmée, de déménagement vers les studios de production de la chaîne STARZ, amatrice d'ovni et pourvoyeuse de budget conséquents.
Elle produit aussi Spartacus et Camelot. J'avais quand même un peu peur...
Comprenons nous bien, la BBC produit encore « en partie » la série. Mais le budget principal vient désormais des USA.
J'ai dit que Torchwood était mort, et, pardon M.Davies, mais c'est vrai.
La nouvelle série n'est pas une résurrection, c'est un nouveau né. Il a un excellent pédigré: son papa était, après tout, un prince des audiences.

Mais que vaut-elle? 

Au moment où j'écris ces mots, c'est bon!
Torchwood saison 4 s'intitule « Miracle Day ».
Un soir, alors qu'un pédophile est exécuté pour le meurtre monstrueux d'un fillette, l'injection rate. L'homme s'en sort.
Bizarre, mais rien de plus que l'incompétence du personnel?
Non, ce ne serait pas Torchwood, voyons. Ce miracle se répète partout dans le monde.
En clair, quel qu'en soit la cause, plus personne ne meurt. Les humains sont éternels.
Voilà pour l'intrigant résumé du premier épisode.

La nouvelle équipe. Il manque le médecin. Normal, elle n'a pas d'arme.
La série introduit de nouveaux « membres malgré eux »: Un agent du FBI, sa co-équipière analyste et un médécin urgentiste en as de la réactivité. (Respectivement Rex Matheson, Esther Drummond, Vera Juarez.)

Comme les membres survivants sont réunis, s'engage une enquête sur le sol américain.


Contre qui? 


Mystère, mais ce qui est sûr c'est qu'une certaine compagnie pharmaceutique en sais plus qu'il n'y paraît. Et elle à le bras long, à en juger par la chasse à l'homme internationale dans laquelle Harkness embarque son équipe.
Miracle Day s'efforce de dépeindre un monde où il est impossible de mourir: les croyants, les septiques, les scientifiques et les agences gouvernementales tâtonnent, hésitent, manigancent.

De ce coté là on remarque déjà, le tournant très « théorie du complot » de la série. Bien plus centrée sur les événements que sur les personnages, elle diffère radicalement de Children of Earth.
Au milieu de la série, un retour bien appréciable sur la relation Gwen-Jack. Celui ci réalise qu'à l'inverse du reste de l'humanité, il est mortel..il en devient...sentimental.
Torchwood a avalé "24h", ça court, ça se cache, s'infiltre et s'espionne à coup de matériel plus ou moins terrestre.
Et la faille? Et les aliens? Ils sont où?
Pour l'instant rien. Mais là, je serais malhonnête d'en tirer des conclusions hâtives, il en reste à voir et on sent bien que l'organisation « maléfique » n'a rien de classique.

Sur le ton maintenant: C'est grave.
L'ambiance est toujours à l'honneur dans Torchwood mais là, elle est apocalyptique dès le début. Regardez ces gens défiler dans la rue, les émeutes, les hôpitaux de fortune, les courses poursuites..on ne se lasse pas du climat oppressant, ultra bien recrée.
Et on pense inévitablement: Dans un tel monde, que ferais-je?
Episode 5: Bel exemple de foule à la dérive avec les "Soul-less", cette secte qui professe la disparition de l'âme humaine.

Pour l'instant, c'est du Torchwood sous amphéts. C'est bon, ça bouge, c'est parfois drôle et souvent intriguant.

J'étais déçue que dans le premier épisode qu'il n'y ait pas de référence aux précédents membres.
Quant aux retrouvailles dans l'action, elles occultent les sentiments de Gwen sur le retour de Jack dans sa vie.
On assiste quand même à du pur Torchwood qui nous rappelle que les scenarii se veulent encore irrévérencieux: Gwen tire avec un bébé dans les bras, ça dégomme du cliché anglais et nord américain à la pelle.(Cf le coca cola, les cartes à puces, le « je ne suis pas anglaise, je suis galloise! » et les blagues sur les stewarts.)

Hélas, les nouveaux personnages laissent à désirer: si je me suis attachée, et, ce en dépit de son incapacité à exprimer de l'empathie, à Rex Matheson « le mort vivant », il ne fait pas un bon partenaire pour l'instant. (Il en est même saoulant dans les premiers épisodes.)
L'analyste et le docteur servent surtout à faire évoluer l'histoire. Leur propres interventions sont rarement intéressantes.

La relation Gwen-Jack reste très soignée. De ce coté là, on sent déjà les soucis arriver, et on adore.
Sans m'appesantir, ils se sont adorés dès qu'ils se sont connus. C'est un lien ambigu entre l'amitié et l'amour, que tous les deux rejettent notamment en raison du couple Gwen-Rhys.
Mariée et maintenant mère, Cooper n'en reste pas moins prête à risquer sa vie pour son chef qui la fascine. Ce sentiment est largement partagé , mais la nouvelle famille semble avoir pris une autre dimension dans cet Arc.
L'une des caractéristiques du Capitaine étant l'égocentrisme, on sent que ça va tourner à l'ultimatum.
Promo de Miracle Day.
On remarque que Jack a toujours sa main posée sur sa partenaire, symbolisme quand tu nous tiens.

J'avais, comme toute fan, une grosse appréhension sur l'étude de la sexualité des protagonistes, qui comme je l'ai signalé, est un pilier de la série.
De ce côté là, je guettais la moindre gay-joke, les clins d'œil, et les fameux « Hello, I'm Jack Harkness ». (prélude à l'implacable parade amoureuse de l'homme)
Il faut attendre le troisième épisode pour avoir la totalité de la gamme. C'est bouffée d'air frais de voir que Jack ne s'est pas décidé à devenir hétéro.
Du coup...aime t'il encore et aussi les femmes?
L'esprit tendancieux est de retour, avec un peu plus de graphisme et moins de sous entendus.
Il faudra sans doute un jour qu'on m'explique en quoi des images crues sont moins choquantes qu'un climat de tension sexuelle pour l'américain moyen.

Pour ce que j'en ai vu, l'humour en a pris un coup. Bon, les circonstances ne s'y prêtent peut être pas forcément et oui, on rit parfois mais..il manque un petit quelque chose..d'anglais.
On a beau vibrer avec eux, il est difficile de ne pas remarquer une baisse dans la proportion des dialogues.
Les phrases qui fusent me manquent: certes ils se crient dessus mais...non, non c'est pas pareil que de se chercher continuellement façon « pince sans rire. »

Et maintenant, le vrai mauvais point: les épisodes de remplissage.
C'est quoi ça? Tous les deux épisodes, on en a un, que les scénaristes blindent de dialogues fastidieux et où le ralentissement de l'action donne envie de bailler.
Dans une série entièrement basée sur la recherche de la vérité, c'est barbant. Et je suis polie.

Mais Miracle Day n'est pas un sous produit, la nouvelle série reste fraiche, déplacée quand il le faut et la conspiration tient en haleine (Qui est derrière la voix au triangle? Le but ne peut quand même pas être l'argent! Que font-ils des « morts »?).

"We are angels!"

L'interprétation de Bill Pulman en tueur miraculé vous emplit par moment d'effroi.
Les « méchants » ont la classe. Et ils sont humains! (pour l'instant.)
Oui, je prends plaisir à le regarder en général.




Hélas, si vous voulez commencer Torchwood, attaquez là, ça vaudra mieux. Au risque de rater les quelques références à l'ancienne vie de Gwen et Jack ( Ianto, Andy toujours amoureux de Gwen son ancienne partenaire, les pseudos sont les noms des "anciens")

De ce que j'ai vu: très peu de Docteur Who donc, comme auparavant, pas besoin de connaître la série mère. Sauf pour quelques « Fan girl squee »:
  • Jack Harkness:« oh! It's bigger in the inside! » "Oh c'est plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur" (phrase cultissime de Dr Who)
  • Matheson:« What???...What??? ». "Hein???"

Ce que Drac aimerait bien voir (outre résoudre le mystère, hein, parce que bon, les tueurs sont dans le film quoi...) Les "DONE" sont rajoutés après le visionnage des épisodes 5 et 6.
  • Que l'équipe, si méfiante se soude. Sans ça, on va se brosser pour les « private jokes ».
  • Qu'on nous épargne le cliché de la famille brisée et du père toxico. C'est gros là.
  • Que l'analyste se reprenne. (DONE)
  • Qu'on sache enfin à quoi sert réellement cette rousse si gonflante. (Avouez qu'elle vous file des boutons...)
  • Que Rex arrête de vénérer son sol américain sacré.
  • Qu'il réponde aux blagues des autres au lieu de les fustiger.
  • Que Jack reprennent ses habitudes PENDANT les heures de travail. ( même si on peut le comprendre, à chaque fois qu'il s'amuse, ça tourne au vinaigre.)
  • Que le médecin se sente une véritable vocation Torchwoodienne façon Gwen. (DONE, immédiatement après la rédaction de cet article.)
Ce qu'on ne reverra sans doute plus jamais:

  • La sainte Trinité, forcément : Gwen-Jack-Ianto avec tout ce que cela impliquait de tension sexuelle, et de rigolade! (Ou son équivalent, je suis pas sectaire..encore que...Ianto quand même!.)

Promo de la saison 3 "Children of Earth". Un coup d'oeil, et vous avez tout. Sur eux, sur ceux qui les attend.
Largement ma préférée.


  • Des vilains meurtres de gentils innocents restés impunis. (Parce que la société américaine est JUSTE contrairement à celle britannique!).
  • Des enfants, des femmes, des vieux sacrifiés par les héros. (Cf la parenthèse précédente.)
  • Des accolades quasi systématiques entre partenaires.(On remarque avec interêt que la galloise tient la main de l'américaine. Niveau contact sans attirance ça suffit là!)
  • Des bestioles qui sortent des failles. (Plus le cas dès la fin de la seconde saison mais zut, quand même ça manque). 
Ce que l'on pourrait éventuellement voir:
  • Un mort ou deux! (DONE)
  • Une nouvelle base?
  • Une déclaration de sentiment? (Matheson-Esther, Matheson-Vera)
  • Une poursuite sine die de la relation bien savoureuse de Jack et Gwen. (Gwack pour les initié(e)s)
  • Des aliens! Oh!! Oui! Oui! Oui!
  • Une bataille pour savoir qui conduit. (Et plus généralement qui commande.) (DONE)
  • Des bisous impromptus entre membres. (On se souvient de ceux de Gwen et Jack, Gwen et Owen, Jack et Ianto, Tosh et Owen..etc *multiplier par le nombre de participants.*)
  • Une critique déjà bien entamée de la gestion des crises par les Etats-Unis ( Et le Royaume uni?) (DONE: Superbe)
  • La morale bien éborgnées par les scénaristes. Il y a des tentatives à surveiller comme l'admiration que suscite un pédophile qui échappe à sa sentence, la tendance au chacun pour soi, l'esprit « mouton » de la population, le sectarisme, le sentiment d'impunité généralisée...

Libre à vous de me compléter...

Les conseils de Tata Drac:

Pour commencer Torchwood: Soit vous  prenez les épisodes à la quatrième saison, soit vous regardez les trois précédentes d'un coup car elles se suivent assez précisément. (Attention, le style volontairement carton pâte vient de l'univers Docteur Who. Ça fait cheap mais c'est fait exprès.)

Pour tout savoir sur la vie du Capitaine Jack Harkness:
Il vous faut aussi regarder les épisodes de Dr Who où il apparaît. C'est à dire:
  • Jack, le Docteur et Martha contre la domination de la Terre .
    Dr Who saison 3
    The Doctor dances.- Saison 1
  • Utopia. - Saison 3 (diffusée au Royaume-Uni entre les saisons 1 et 2 de Torchwood)
  • Stolen Earth. - Saison 4 (diffusée au Royaume-Uni entre les saisons 2 et 3 de Torchwood)
Ce qui l'a changé dans Torchwood: « End of days » ,« Kiss kiss bang bang », « Adrift », « Exit wounds ».
Et puis l'inégalable Arc de Children of Earth. (en entier, où l'on voit que c'est un peu lui le héros solitaire quand même).

Pour la relation Gwen-jack: Le pilote de la série « Everything changes», « First Day »,« Kiss, kiss, bang, bang » « Something borrowed » "Adrift"  et « Day 5 » de Children Of Earth
.
Pour faire la connaissance du Coffee boy: Tous les épisodes des trois premières saisons contiennent un moment qui lui est propre. D'abord en filigrane et puis, sur le devant de la scène, où il brille. Mais surtout: « Cyberwoman »,« They keep killing Suzy », « Meat »,« Kiss, kiss,bang, bang », « Adam » et le magnifique « Day 4 » de Children Of Earth.
Promotion très hollywodienne de Torchwood. Russel T Davies, sur la droite, raconte sa vision de l'Apocalypse.
DRAC

mardi 26 juillet 2011

Zut Google, Ask Misara !



C’est l’été et comme les séries, je suis en pause estivale. Mes argumentations laissent à désirer et je préfère savourer une série que la regarder d’un œil critique. 
Cependant, je m’en voulais un peu de laisser le blog en  friche … alors pour meubler, je me suis dis qu’un « webnuaire » pouvait vous être utile ! Internet est un vaste territoire. Comme n’importe quel territoire, il faut le parcourir pendant très longtemps pour y trouver des merveilles. Pour la survie de votre vie sociale, voici donc mes sites sériesques préférés. 



Restons à l'abri d'Hodopi ! 

Comme vous allez vous en apercevoir au fil de nos articles, nous regardons des séries qui ne sont pas ou pas encore diffusées sur la TNT. (Je ne tiens pas compte du satellite car nous le monde n’a pas les moyens d’avoir ces chaines payantes.) 
De plus, la VF est souvent très mauvaise et peut réellement gâcher un personnage voire carrément une série. Quand on aime les séries, on aime la VO et une fois qu’on y a pris gout, plus de marche arrière possible. 
Dès lors, comment suivre les diffusions américaines sans pour autant télécharger ? 

J’ai trouvé mon bonheur avec le streaming gratuit * ! 
Voici donc ma sélection personnelle. Il est évident qu’il y a sûrement d’autres sites fiables. Cependant, je préfère vous parler seulement de ceux que je connais pour en garantir la qualité ! 

_ Pour les bilingues français/anglais : Channel 131 
C'est le meilleur site pour avoir les épisodes quasi instantanément. Diffusé en soirée américaine, l'épisode est dispo à l'aube française ... 

_ Pour ceux qui ont besoin de sous-titres : DP Stream 

La disponibilité des épisodes est donc soumise à celle des sous titres. La rapidité de leur mise en ligne, dépend de celle de la team qui s’occupe des sous-titrages. 
Personnellement, je préfère être patiente et regarder l'épisode avec des sous titres de qualité. (Les contre sens dus à des traduction à la vite me font bouillir !!! J'ai la chance de les relever mais je me demande toujours comment font ceux qui ne parlent pas un mot d'anglais pour comprendre la conversation et ce qu'il se passe quand le sous titre dit le contraire des images !!!)

_ Si jamais vous ne trouvez pas votre bonheur sur DP Stream, vous pouvez essayer Allo Show .
J'évite ce site dans la mesure du possible car il y a trop de pub et leur fonction recherche n'est pas top. Cependant, ça reste un bon plan B ! 

Si la VF ne vous horripile pas, et que vous suivez les diffusions françaises des séries, n'oubliez pas le Streaming sur les sites des chaînes. 
Pour voir/revoir les épisodes de Docteur House : TF1 Vision. Pour ceux de Hawaï 5-0 : M6 Replay

Le bonus : Spéciale dédicace à Mademoiselle L qui se reconnaîtra : North and South sur You Tube. 


Spoliions nous avec frisson ! 

Késako un spoiler ? C'est une information sur les épisodes non diffusés. Genre qui va embrasser qui, qui va mourir, qui revient/part etc. 
Certains sont pour, d'autres contre. Je fais partie de la première catégorie.Je regarde donc toutes les promos, je lis les résumés des épisodes à venir et de temps en temps, je jette un coup d’œil aux photos promos. 
Le meilleur site pour assouvir ma curiosité est Spoiler TV

Alors certes, c’est en anglais et les pages sont très chargées donc plutôt lentes à s’ouvrir mais je n’ai pas trouvé mieux. Les promos sont dispos ultra rapidement et on peut y trouver des séries sur toutes les séries diffusées aux Etats-Unis. 
Bien entendu, plus la série est populaire, plus il y aura d’informations. Cependant, j’y trouve quand même des infos sur Rookies Blue ou Sanctuary … 

Pour des spoilers en français … heu … et là c’est le drame ! 
Mis à part les sites de fans qui prennent le temps de traduire les spoilers, je n’ai rien à vous conseiller. Faites un tour sur Hypnoweb, vous y trouverez sûrement votre bonheur. 
Sinon, Google traduction ;) 

Pour voir les promos, je vous conseille fortement de vous abonner aux chaînes … des chaînes … Enfin, aux playlists officielles de la chaîne qui diffuse la série. 
Par exemple : la chaine CW sur You Tube. Elle est mise à jour très fréquemment. On peut donc déjà y trouver des promos/previews/sneak peek des séries de la rentrée. 


S’il y a un avantage indéniable à face de bouc, c’est la possibilité « d’aimer » des pages de nos séries préférés. Ces pages sont tenus par du staff de la série ou de la chaîne et bam à vous les infos inédites. 
Pour aujourd’hui : une vidéo des acteurs au Comic Con sur « Official Chuck Page ». 
Des infos sur les tweets de Daniel Dae Kim sur « Hawaii 5-0 » 
Une autre vidéo du Comic Con mais cette fois-ci avec les acteurs de Glee sur « Glee ». 
Il y en a aussi une avec les acteurs de « NCIS : Los Angeles ». Le groupe « Sanctuary » a lui aussi été mis à jour avec des vidéos du Comic Con. Le groupe de "Supernatural" fait de la pub pour la sortie en DVD de la  saison 6 … 
Bref, vous l’avez compris, vive les séries sur face de bouc ! 

Il y aussi la page de Michael Aussielo. Journaliste spécialisé dans les séries télés et avec de très bons contacts. Du coup, ces infos sont plutôt inédites et il arrive à avoir des interviews qu’on ne trouve pas forcément ailleurs. 
Cependant, il se sert aussi de cette page pour des infos plus personnelles genre sa passion pour les Schtroumpfs !  Donc, ce n’est pas forcément LE groupe à suivre. 

Et le meilleur pour la fin ou quand des sites français sont des puits de sciences sériesques. 

Coup de cœur pour les critiques extra-détaillées du Monde des Séries Télés
Presque je vénère ce journaliste : il doit regarder genre 50 épisodes par semaine ! (Non, mais, vive son job quand même :p ) 
Du coup, il a une culture sériesque immense et ses articles sont d’une précision incroyable ! 
De temps en temps, je ne suis pas d’accord avec lui mais il reste mon point de référence ! 

Tête de série sur Slate ! Là aussi, on a affaire à un pro ! 
J’aime beaucoup, son « Hebdo série » que l’on retrouve sur Allo Ciné. (On le retrouve aussi sur le mouv le samedi et le dimanche midi pour THE émission sur les séries ! Trouvable en streaming sur le site de la radio)
Ses infos sont « à jour ». C’est-à-dire sans le décalage annuel que met le pigeon pour prévenir certains journalistes que telle actrice est revenue ! (Coco, elle est revenue depuis une saison !!) 
Il fait aussi de très bonnes critiques. En plus, il se permet un ton beaucoup léger que le blog du monde. Du coup, les textes sont parfois plus lisibles quand il est tard et que vous êtes fatigués ;) 

Bonus 
Si comme moi, vous poussez la geek-attitude jusqu’à votre sonnerie de portable, faites un tour sur Television Tunes A vous le générique de The Big Theory pour votre frère ou les quelques notes de musique de Army Wives pour vous signaler l’arrivée d’un sms … ;) 

Pour savoir quelle chanson est passée à la minute 21 du dernier épisode de Haven (par exemple) :Heard On Tv 

Je vais m’arrêter sur cette dernière adresse. La prochaine fois, on verra les sites de fans, les sites dérivés, les sites de montage etc etc ... Je pense laisser cette partie à Drac ;) (Comment je refile mes idées d'articles ^^ ) 
Si vous aussi, vous avez des adresses essentielles à votre/notre geekage, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires !! 
Misara.

* Sur le streaming :
En fait, comme nous l'explique cet Expert  , le Streaming n'est pas légal ... Pour autant, Hadopi n'en est qu'au stade où elle envisage "d'observer" cette pratique ... 

dimanche 3 juillet 2011

« So, she's going to talk about us, uh? » « Obviously »

Oui, au grand étonnement de la population, je réalise mon premier article sur une série.
Une série relativement inconnue du moins sous nos latitudes.
Car il s'agit d'un Tv-Show anglais produit par la sacro-sainte BBC et qui a remporté le BAFTA de la meilleure série en 2011.
Rendons à César ce qui lui appartient, je ne m'étais absolument pas lancée dans des recherches intensives comme vous aurez parfois à le supporter. Bien assise devant mon ordinateur, je reçois un message d'une amie « Toi qui aime les séries anglaises, et celle là alors? J'ai trop pensé à toi. »
Voici donc le trailer qu'elle m'envoie:

Il faut dire qu'au moment où je le le reçois, je suis particulièrement occupée par mes études...je me lance donc dans un visionnage éperdu!
J'adore, positivement, totalement, intégralement.
Je regarde SHERLOCK.


« Sherlock » ce sont tout simplement les aventures de Sherlock Holmes et du Docteur Watson mais dans le Londres actuel.
J'en entends déjà qui hurlent à la trahison. Oui, bon, peut être, mais n'en déplaise à Conan Doyle, c'est excellent.
La série est une création conjointe des auteurs Steven Moffat et Mark Gatiss, plus connus pour leur travail sur une autre série très chère à mon cœur  "Docteur Who".

Steven Moffat et Mark Gatiss en interview
sur la création ferroviaire de Sherlock.
Voilà donc ces scénaristes qui font à proprement parler, vibrer les foules anglo-saxonnes (et pas que), prenant le train au retour d'un tournage à Cardiff.
Ils ont une passion en commun : les aventures de Sherlock Holmes.
Ils regrettent les adaptations coincées dans la brume du XIXème siècle. James Bond évolue mais pas Sherlock. Dommage! Dommage et tentant!


Plus ils écrivent, plus ils se rendent compte que ce qui était vrai il y a deux siècles peut toujours l'être aujourd'hui. (On remarquera avec un sentiment mitigé que Watson revient effectivement d'une guerre dans les deux cas)
Le projet est immédiatement accepté par la production et les studios se mettent en chasse d'acteurs potentiels.

En chasse c'est exagéré, regardez « Unlocking Sherlock » et il ne vous faudra pas longtemps pour comprendre que Sherlock n'a pas été casté, mais «voulu».
Mark Gatiss connaît un acteur aux yeux bleus saisissants et au nom quasi imprononçable, voire juste risible.
Béni soit-il, il le recrute, et je découvre un homme bourré de talent: Benedict (Timothy Carlton) Cumberbatch.
Sherlock, c'est lui ! Il sublime un personnage froid, égocentrique et compulsif, ce qui n'est pas une mince affaire.
Il passe de la dépression à l'excitation intense, ses tics et ses moments de pause sont fabuleux. Rares sont les personnages qui vous permettent de suivre aussi simplement le cheminement de leurs pensées. (Sauf bien sûr quand les scénaristes ne veulent pas que vous suiviez: je pense à "PINK"! ou "RACHEL!")
Benedict le bien nommé. Où comment transformer Drac en "Cumberbitch" en une semaine.

Tandis que l'acteur à la si belle voix grave perd ses kilos dans une piscine, on recherche activement un Watson. A la fois parfait contrepoids et acolyte modernisé du détective consultant.
Martin Freeman se présente donc. Il n'a pas le profil habituel, preuve: il est petit et plus âgé qu'envisagé.
Mais qu'importe car l'alchimie est parfaite lors des bouts d'essai entre les deux protagonistes principaux.
Oui, j'ai dit « principaux » ! Si vous observez bien, les acteurs sont présentés en même temps dans le générique et la série s'ouvre sur un John Watson rentrant d'Afghanistan.
M'enfin c'est bien normal, c'est lui qui raconte, hein! A l'instar des livres, les aventures sont narrées de son point de vue et lorsqu'il est perdu...vous l'êtes aussi!
Martin Freeman ne dépareille pas, son Watson est drôle, réactif, parfois dépassé mais génial le reste du temps. La critique ne s'y est pas trompée, il gagne haut là main le BAFTA du « Supporting Role » en 2011.
Avouez que le voir défaillir dans le troisième épisode ne vous donne pas envie de vous porter à son secours!

"On a piqué les BAFTA 2011 à Dr who! Trop bien!"
"Ouais enfin surtout moi, Ben..."

Les épisodes tiens, justement!
La série est découpée en trois épisodes de 90 minutes chacun. C'est affreusement court, je vous l'accorde. Mais c'est comme dans les grands restaurants, on mange peu mais de la qualité.
La saison 1 est sortie en Angleterre à partir du 25 juin 2010. C'est dire si votre chère Drac était en retard!
Une seconde saison devrait arriver dès cet automne. Voire avant. Les dates sont encore indisponibles mais je suis à l'affut tel un hibou sur un campagnol. (Celle là est une private joke, désolée mais je devais la faire.)

Vraiment, regarder Sherlock c'est passer un bon, un très bon moment.
Les aventures sont celles des livres et nouvelles avec quelques améliorations: John n'écrit pas un journal, il tient un blog!
Sherlock est un pro de la recherche internet sur son portable. Il envoie des SMS qui à eux seuls valent le coup de regarder la série.
A part ça, tout est repris et mis au goût du jour avec un grand respect des textes originaux. C'est dire s'il est difficile de comprendre le fin mot de l'histoire sans que Sherlock ne nous l'explique. Comme les livres, je vous dis !
On apprécie les allusions aux addictions de Holmes, ses manies épouvantables et l'introduction de la psychologie moderne dans l'étude de son comportement.
Les clins d'œil se multiplient et je suis quasiment certaine qu'après une dizaine de visionnage (en tout), je n'ai pas tout relevé! D'autant plus que je ne suis pas une puriste du personnage.

Étant une amatrice forcenée des dialogues rapides et des réparties bien senties, je n'ai cessé de ricaner et de battre des bras à chaque scène.

Jugez plutôt, quelques morceaux choisis:
Illustration de "complicité" parfaitement objective par Drac.

« Sherlock Holmes: Shut up. (Taisez-vous) 
 Lestrade:I didn't say anyth — (Mais je n'ai rien d...) 
Sherlock Holmes: You were thinking. It's annoying. » (Vous pensiez, c'est ennuyeux!)

« Sherlock Holmes: I need to get some air; we're going out tonight. (J'ai besoin d'air. Nous sortons ce soir.) 
John Watson: Actually, I've got a date. (En fait j'ai un rendez-vous.) 
Sherlock Holmes: What? (Quoi?) 
John Watson: It's when two people who like each other go out and have fun... (C'est quand deux personne s'aiment bien et sortent pour s'amuser ensemble...) 
Sherlock Homes: That's what I was suggesting. ( C'était ce que je suggerais.) 
John Watson: No, it wasn't. At least, I hope not. » (Non, pas du tout, du moins je l'espère...)
«  Sherlock Homes: [Regardant la télévision] No, No, NO!! Of course he's not the boy's father! Look at the turn-ups on his jeans!!! » (Non, non, NON!! C'est évident qu'il n'est pas son père! Regardez le revers de son jean!) »
Je suis parfaitement consciente que hors contexte et basiquement traduit ce n'est pas aussi hilarant que promis mais je vous assure que les dialogues sont savoureux!

Je finis en vous indiquant que les personnages secondaires sont parfaitement interprétés.
La gouvernante, ou logeuse comme elle aimerait simplement l'être, est jouée par Una Stubbs,. Elle est plutôt connue de la télévision anglaise et m'a immédiatement plu. Sa Mrs Hudson est exactement comme je me l'imaginais en lisant une partie des œuvres de Conan Doyle.

Lestrade mérite aussi le détour. Aux amateurs, je conseillerais de regarder sa tête dans la scène de l'appartement du premier épisode. Il jubile!
Le détective est joué par Rupert Graves sur lequel ses co-stars ne tarissent pas d'éloges.


Vous vous fichez éperdument de savoir que:

  • Benedict Cumberbatch a bien 36 ans durant le tournage de la première saison malgré son apparente vingtaine.
  • Mark Gatiss a dit de lui qu'il était « un animal exotique rare ».
  • Un premier pilote a été réalisé en 60 minutes, la production a tellement aimé qu'elle demandé la même chose au nouveau format. Le « Unaired pilot » est disponible sur le web, connu par les fans comme « réalité parallèle » ou « jeu des sept erreurs. »
  • Mark incarne Mycroft, condition sine qua none de sa participation au projet en raison de son aspect « So British ».
  • Les acteurs principaux lorsqu'ils se rencontrent portent déjà les couleurs distinctives de leur personnages. (Bleu et crème-marron).
  • L'ambiguïté sexuelle de leur relation, entretenue à coup de gay-jokes fines et réjouissantes a reçu un accueil particulièrement chaleureux. Preuve que les mœurs évoluent et tant mieux.
Elles continueront donc dans la seconde saison. (Mais j'y reviendrai, ne vous inquiétez pas!)

  • Attention spoilers:  Dans cette même seconde saison, trois aventures mythiques: La rencontre avec Irene Adler, le « Hounds of Baskerville » avec Russel Tovey dans le rôle de Sir Henry Baskerville, et...les chutes de Reichenbach. (Celle là ne vous dit rien? Du tout? Moriarty? Le lac? Les rochers? Non?...et bien regardez le! Ou lisez « The final Problem »)

    Les deux acteurs participent au tournage de « Bilbo le Hobbit » par Peter Jackson: Martin Freeman dans le rôle titre et Benedict Cumberbatch dans celui..du Dragon Smaug. L'annonce de la participation du second est une indiscrétion du premier (parfaitement involontaire) lors des BAFTA.

Quelques liens pour votre Fanatitude:


Les trois vrais faux sites de la série. A lire après avoir vu les épisodes. (Et où  l'on apprend que Jim a vu Glee. Drôle, si, si TRÈS drôle!)

http://www.youtube.com/watch?v=UnecgRmm3tQ&feature=related (Pour les anglophones et/ou fans forcenés: "Unlocking Sherlock", le making-of de la série.)
Juste beau. Si, si il est vrai! Merci à Nero 749.
DRAC.